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mardi, 13 octobre, 2026
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Guy Martial Tchinda : «Les droits des personnes handicapées sont faiblement respectés en Afrique»

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Le journaliste, promoteur de Inclusion Actu, soutient qu’une approche multisectorielle et collaborative est capitale pour améliorer concrètement les politiques et les pratiques d’inclusion sociale.

Le Cameroun a abrité la première édition du symposium africain de l’inclusion sociale en 2024. Avec un peu de recul, quelles leçons pouvez-vous tirer de cet événement ?

Le Symposium africain de l’inclusion sociale organisé tous les deux ans par Inclusion Actu est né de la volonté d’accompagner les États et Gouvernements, la société civile et les autres parties prenantes dans la mise en œuvre de leurs engagements en faveur de l’inclusion sociale. La première édition tenue en octobre 2024, nous a permis de conforter l’idée selon laquelle les droits des personnes handicapées, bien que garantis par des législations nationales et internationales sont faiblement respectés dans nos pays en Afrique, y compris les droits à la vie, à l’éducation, à la santé, à un emploi décent, à l’information pour ne citer que ceux-là.

En outre, les personnes handicapées continuent d’être confrontées à des comportements stigmatisants et autres difficultés qui ne facilitent pas leur plein épanouissement.Il y a donc urgence d’une action forte pour faire reculer les barrières évoquées plus haut et qui affectent une bonne frange de la population africaine. Il faut le rappeler, en effet, qu’au-moins 80 millions de personnes en Afrique vivent avec un handicap, selon les Nations Unies.

Pour cela, une approche multisectorielle et collaborative est capitale pour améliorer concrètement les politiques et les pratiques d’inclusion sociale. Enfin, sur la base des recommandations formulées, le respect des cadres juridiques, à l’amélioration de l’accessibilité des édifices et la promotion de données désagrégées, etc. sont également nécessaires. La deuxième édition aura lieu en octobre 2026 sous le thème « Encadrement et accompagnement des personnes handicapées en Afrique : Progrès, défis et perspectives, 20 ans après l’adoption de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ».

Au-delà des mesures administratives et autres décisions prises dans ce segment, est-il possible de parler d’une véritable inclusion sociale au Cameroun ?

Il est délicat de parler d’une véritable inclusion sociale au Cameroun à ce jour, même si le pays a montré des signes d’engagement. Pour atteindre une véritable inclusion, il ne suffit pas que les mesures administratives existent ; elles doivent être rendues contraignantes pour une meilleure application, ce qui n’est pas toujours le cas au Cameroun. Le Cameroun, à l’image du continent, doit encore briser les barrières qui limitent l’accès à la scolarisation et à l’emploi, améliorer l’accessibilité aux édifices publics, et surtout, intégrer les personnes handicapées dans le processus de prise de décision et de planification du développement pour garantir un diagnostic et une réponse inclusifs.

Sur une échelle de 0 à 20, à quel niveau placez-vous l’inclusion sociale au Cameroun ?

Il est difficile d’attribuer une note au Cameroun. Toutefois, je salue ce qui a été déjà fait en matière de protection et de promotion des personnes handicapées au Cameroun. Et reconnaissant que l’inclusion sociale est une problématique transversale, j’encourage l’Etat et l’ensemble des parties prenantes à accélérer leurs engagements en faveur d’une société véritablement inclusive ou personne n’est laissé pour compte.

Le Cameroun surfe depuis quelques jours déjà, sur la vague des grandes espérances. Peut-on espérer des lendemains meilleurs pour l’inclusion sociale ?

C’est tout notre souhait. Et dans cette perspective nous souhaitons une mise en œuvre effective des recommandations de la première édition du Symposium africain de l’inclusion sociale, lesquelles sont contenues dans un rapport consultable en ligne.

Au niveau du cadre légal et de la gouvernance, les participants ont insisté sur la nécessité de respecter les textes internationaux et nationaux et de rendre les cadres juridiques contraignants pour une meilleure application. Ils ont également recommandé la mise en place et le respect des quotas de personnes handicapées dans la Fonction publique , ainsi que leur pleine implication dans le processus de développement, notamment dans la prise de décisions et la planification des actions d’inclusion sociale.

Sur le plan de l’accessibilité et de l’autonomisation, il est demandé d’améliorer l’accessibilité aux édifices en les équipant de rampes ou d’ascenseurs , de briser les barrières qui limitent l’accès à la scolarisation et à l’emploi , et d’accompagner les personnes handicapées dans la mise en place d’activités génératrices de revenus.

Enfin, des mesures spécifiques ont été édictées, telles que la lutte contre les discriminations par la sensibilisation, la promotion de la production de données inclusives et désagrégées, l’intégration de la langue des signes et du sous-titrage dans les contenus audiovisuels , la formation des personnels de santé en langue des signes et l’allègement des procédures administratives pour la carte nationale d’invalidité.

R.I

Tribune libre : Septennat des grandes espérances, une vitesse de croisière s’impose

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Depuis sa prestation de serment le 6 novembre 2025, chaque seconde compte. Chaque initiative en faveur du Peuple doit arriver à bon port. La bonne information ne doit pas être cachée ou manipulée. Elle doit être connue. Pas seulement connue, mais appliquée au détail près. Qu’on fasse sauter cette lourdeur administrative qui ralentit le quotidien des Camerounais. Que les rétrocommissions institutionnalisées disparaissent.

Les plateformes numériques de la Présidence de la République et celles des ministères doivent être modernisées et actualisées tous les jours. Il faut plus de créativité et d’originalité dans la production du contenu.

De même que le président Paul Biya et ses collaborateurs ont sollicité les voix des Camerounais, de même ils doivent rester en contact permanent avec le Peuple. Il faut l’écouter, savoir ce qu’il veut et apporter des solutions concrètes et durables à ses multiples préoccupations, sans arrogance, ni mépris.

En principe, depuis sa prestation de serment, les Camerounais devraient déjà être informés des initiatives prises par le Chef de l’État. Je suggère au Président de la République d’initier au Palais de l’Unité, un point de presse quotidien sur les actions et autres initiatives en faveur des jeunes et des femmes.

Le porte-parole du gouvernement pourrait également mettre sur pied un bulletin d’informations quotidien sur le septennat des grandes espérances. Il faut innover, s’adapter et surtout entretenir l’union sacrée que le chef de l’État a appelé de tous ses vœux dans son discours d’investiture.

Didier Ndengue

CEO Ndengue Consulting

Garoua : Quatre directeurs d’écoles publiques relevés de leurs fonctions

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Le ministre de l’Education de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, reproche aux mis en cause, le détournement des frais d’examens.

Coup dur pour quatre directeurs d’écoles publiques en service à Garoua, dans le Nord. Ces responsables viennent d’être relevés de leurs fonctions par le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, pour détournement des frais d’examens, renseigne une décision rendue publique vendredi, 7 novembre 2025.

Sur la liste, Tekao Jeanne, directrice de l’Ecole primaire publique (Epp) Djamboutou 2b2 D2, récidiviste dans la distraction des frais d’examen (trois sessions); Guidjavai Moussa, directeur de l’Epp Djamboutou 2b1 D2, à qui la hiérarchie reproche la distraction des frais d’examen de la session 2025; Djimhalde Robert, directeur de l Epp base 301 G2, récidiviste dans la distraction des frais d’examen (deux sessions) et Dourga Bambe, directeur de l’Epp Ouro Yerima, pour la même observation, renseigne la décision.

La sortie de Laurent Serge Etoundi Ngoa, fait jaser sur les réseaux sociaux. Elle intervient dans un contexte où des cas similaires sont très souvent enregistrés au sein des établissements scolaires.

R.I

Toux infantile : Les Douanes camerounaises alertent sur la circulation de sirops contaminés

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Dans une note adressée à ses collaborateurs fin octobre, le directeur général, Fongod Edwin Nuvaga, demande le renforcement des actions de surveillance et de contrôle au niveau des frontières.

Des sirops contaminés contre la toux sont en circulation au Cameroun. Il s’agit des marques Coldrif, Respifresh Tr et Relife. Ces jus infectés ont déjà causé la mort de plusieurs enfants en Inde.

L’information est de la Douane camerounaise, saisie par le délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele. Le patron de la police, a rapporté l’information donnée par le secrétaire général de l’organisation internationale de la police criminelle (Oipc – Interpol), après une alerte de l’organisation mondiale de la santé (Oms).

Dans une note adressée à ses collaborateurs le 31 octobre 2025 , le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, demande le renforcement des actions de surveillance et de contrôle des frontières.

Ce n’est pas la première fois qu’un sirop contre la toux déclaré contaminé est commercialisé au Cameroun. En 2023, l’Oms alerté sur la circulation de la marque Naturcold, laquelle contenait des niveaux extrêmement élevés d’un ingrédient toxique.

R.I

Nouveau septennat: Arrêt sur quelques grandes annonces de Paul Biya

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Pour les sept prochaines années, le chef de l’État, fait une fleur aux jeunes, aux femmes, et évoque l’avenir d’autres domaines.

Paul Biya, a pris officiellement fonction mercredi, 6 novembre 2025. Le chef de l’État, entame ainsi, un nouveau mandat (le huitième depuis son accession à la magistrature suprême Ndlr), à la tête du Cameroun. Réélu au cours du scrutin du 12 octobre dernier, le président de la République, a prêté serment, au Palais des verres qui porte son nom, à Yaoundé.

Une fleur aux femmes et aux jeunes

Pour le septennat des grandes espérances, Paul Biya, semble avoir orienté son action vers les jeunes et les femmes. Si cela a l’air d’avoir déjà été entendu, le chef de l’État, entend davantage leur faire une fleur. «L’un des principaux objectifs que je me suis fixé à cet égard est de promouvoir une meilleure responsabilisation et une meilleure protection des jeunes et des femmes», a déclaré Paul Biya. Et d’ajouter : «Les métiers et autres activités attirant tout particulièrement les jeunes filles et les femmes bénéficieront d’un plus grand soutien de l’Etat, notamment au plan financier».

S’agissant des jeunes, Paul Biya, annonce avoir ordonné la reprise des études doctorales dans les universités, au cours de cette année académique. À cela s’ajoute, la relance des concours d’entrée dans des écoles normales supérieures. «J’envisage de mettre en œuvre, dès les premiers mois de ce septennat, un plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes, dont les axes principaux seront les suivants :Premièrement, la mise en place de facilités administratives et fiscales pour les entreprises privées avec en contrepartie, l’obligation pour celles-ci, de recruter les jeunes. Deuxièmement, le renforcement des mécanismes d’encadrement et d’accompagnement des jeunes, dans la conception, la mise en œuvre et le financement de leurs projets. Ceci se fera en liaison avec les banques locales et les bailleurs de fonds internationaux. Troisièmement, la promotion du développement d’entreprises dans les secteurs à fort potentiel de création d’emplois, à l’instar du numérique, des mines, de l’agriculture et des services. Quatrièmement, dès le prochain exercice budgétaire, une proportion du budget d’investissement de l’Etat sera consacrée à la réalisation de travaux à haute intensité de main d’œuvre, au profit des jeunes sur toute l’étendue du territoire. Ceci se fera en lien avec les collectivités territoriales décentralisées et les associations», a annoncé Paul Biya.

Sécurité, maintien de l’ordre

Dans son discours, Paul Biya, a également évoqué d’autres aspects, tels que la réforme de l’État, la sécurité et le maintien de l’ordre. Dans son orientation, le chef de l’État, «envisage de soumettre au Parlement, certaines réformes permettant un fonctionnement plus efficient de l’Etat, grâce à une adaptation de nos institutions aux exigences de notre environnement».

Les défis secrétaires ne sont pas en reste. Alors qu’il salue le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, en proie une crise sécuritaire, Paul Biya met en garde par contre, les membres des groupes armés et promet des conséquences dramatiques à leur obstination.

La réduction de cette dérive peut aussi passer par une contribution des chefs traditionnels, des élites et des forces vives de ces régions. Paul Biya les invite à s’engager, plus qu’avant, à la sensibilisation des membres des groupes armés, afin qu’ils déposent les armes. «Ce dialogue communautaire pourrait être mené en collaboration avec les Autorités administratives et favoriser le retour de ces jeunes en déshérence vers leurs communautés respectives, après leur nécessaire passage au sein du Programme de DDR», croit savoir le chef de l’État.

Alors que Paul Biya se réjouit du bon déroulement du scrutin du 12 octobre dernier, le chef de l’État regrette toutefois, les violences enregistrées après la proclamation officielle des résultats. En adressant ses condoléances aux familles et un prompt rétablissement aux blessés, le chef de l’État envoie un message aux auteurs de ces actes. «Le Cameroun n’a pas besoin d’une crise post-électorale dont les conséquences pourraient être dramatiques, comme cela s’est vu sous d’autres cieux», rappelle Paul Biya, avant d’ajouter : «Il est de ma responsabilité de veiller à ce que l’ordre soit maintenu. Je puis vous l’assurer, l’ordre régnera. Le Cameroun continuera d’avancer».

R.I

Douala : Le transport interurbain roule en première vitesse

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Des compagnies de voyage ont repris pour certaines les activités quelques heures après une réunion tenue avec le gouverneur du Littoral mercredi, 5 novembre.

Le transport interurbain repend peu à peu à Douala, après plusieurs jours d’arrêt d’activité, provoqué par les tensions post-électorales. Quelques agences de voyage ont ouvert leurs portes aux usagers depuis mercredi, 5 novembre 2025.

Les acteurs de ce secteur ont eu une réunion avec le gouverneur du Littoral quelques heures plus tôt à Douala. « Nous avons, après des échanges, obtenu des chefs d’agence des compagnies de voyage que les travaux de reprise de leurs services sont à pied d’œuvre. Plusieurs parmi eux, dès ce soir, vont mettre les bus et autres autobus sur les divers axes qui vont du littoral vers les autres régions», a déclaré Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, avant de poursuivre : «Nous tenons à dire que les autorités administratives et responsables des forces de maintien de l’ordre ont pris la pleine mesure des enjeux et s’engagent à accompagner ces opérateurs sur le terrain », précise le gouverneur».

La réunion convoquée par le gouverneur du Littoral, a eu lieu au lendemain d’une autres tenue par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, avec les responsables de différentes compagnies de voyage à Yaoundé.

L’arrêt des activités dans le secteur du transport interurbain, avait déjà limité le trafic à l’intérieur du pays, et occasionnée la flamme des prix de certains denrées alimentaires sur le marché.

R.I

Football – Can 2026: Miraculé, le Cameroun va jouer la compétition

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Le pays des Lionnes indomptables a été repêché par la confédération africaine de football, après la décision d’élargissement de la compétition à 16 équipes.

Le miracle existe ! Le Cameroun peut en attester cette fin d’après-midi. Le pays des Lionnes indomptables a été notifié qil prendra part à la coupe d’Afrique des nations (Can) de football féminin 2026, bien que n’ayant pu se qualifier la semaine dernière.

La décision a été prise par la Confédération africaine de football (Caf) lundi, 3 novembre 2025. L’instance faîtière a décidé d’élargir la compétition du douze à seize équipes pour la prochaine édition prévue au Maroc.

La phase de qualification terminée, la Caf a choisi de faire avec quatre meilleures sélections au classement Fifa actuel parmi celle éliminées pour compléter la liste, renseigne la correspondance de Samson Adamu, directeur des tournois et événements à la Caf.

Classé 66e dans ce tableau, le Cameroun sera de la partie, tout comme la Côte d’Ivoire (71e), le Mali (79e), et l’Égypte (95e).

Douala : Reprise des cours dans les campus après une semaine d’interruption involontaire

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Les élèves ont repris le chemin de l’école ce lundi, 3 novembre, même si la majorité traine encore le pas.

Les cours reprennent peu à peu dans les établissements scolaires de la ville de Douala, après une interruption officieuse, imposées par des tensions post-électorales. Les différents campus ont accueilli les élèves et étudiants ce lundi, 3 novembre 2025.

Au lycée bilingue de Douala 2e, l’administration se réjouit du retour progressif des élèves dans les salles de classe après la désertion la semaine dernière. Dans ce lycée, plus de 300 élèves sont arrivés ce jour, apprend-on. Les élèves ont également renoué avec les cours au lycée bilingue du Génie militaire. L’administration leur passé un message juste après la cérémonie de levée des couleurs, avant le départ vers les salles de classe.

Au lycée Tsf Mongo Joseph, la journée de ce lundi était aussi mouvementée. Des élèves présents ont eu droit aux enseignements dispensés dans les salles de classes. Seulement, beaucoup d’élèves traînent encore le pas. «Nous demandons aux parents d’envoyer les enfants. Tout est en sécurité », rassure un responsable au lycée Tsf Mongo Joseph.

Quelques écoles primaires publiques de la ville et des instituts privés d’enseignement supérieur (Ipes) ont également ouvert leurs portes, malgré l’appel aux villes mortes, lancé du 3 au 5 novembre 2025 par le candidat du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) , Issa Tchiroma Bakary, arrivé deuxième à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier.

R.I

Tennis : Le Cameroun, une destination privilégiée pour les jeunes

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De futures stars de la raquette, y viennent de plus en plus pour chercher des points au classement Itf junior.

Le rideau tombé sur la septième édition du tournoi Itf J30 Douala samedi, 1er novembre 2025. La compétition tenue sur le site du complexe sportif Oyebog tennis academy, à Nkake Souza (à une trentaine de kilomètres de Douala Ndlr), a fait courir des étrangers. Selon le comité d’organisation, cette a connu la présence des Français, des Britanniques, des États-uniens, des Indiens etc.

Ces jeunes âgés de moins de 18 ans, ont rivalisé d’adresse avec les locaux, en formation à Oyebog tennis academy, l’académie fondée en 1999 par l’ex-champion du Cameroun Joseph Oyebog, de regrettée mémoire. Le responsable à travers cette académie, voulait offrir au Cameroun, un deuxième Yannick Noah.

Amélie Mathieu et Nishit Arimilli sur le podium en simple

La septième édition du tournoi Itf J30 Douala a souri à la Françoise Amélie Mathieu. La joueuse de 17 ans s’est imposée en simple sur l’indienne Disha Kumar, deux sets à un (4-6; 6-4;6-2).

Après une première semaine difficile, Amélie Mathieu, s’est reprise et a décroché son premier tournoi Itf. « Mes impressions sont bonnes. C’est le premier tournoi Itf que je gagne», a déclaré la jeune fille, qui entend gagner d’autres points dans le classement Itf. Chez les garçons, l’Indien Nishit Arimilli, a terminé au sommet. Après un échec la première semaine, le joueur s’est reprise et a battu le Britannique, Myles Kyeli en deux sets (6-4; 6-3).

Le Cameroun fait courir

Le tennis est l’une des disciplines sportives en quête de renaissance sur le plan local. Malgré les moyens limités et une absence d’activité au niveau fédéral, l’espoir est entretenu par des initiatives privées. Oyebog tennis academy, est l’une des académies engagées dans la formation de la relève du tennis Camerounais.

Cette académie dispose des infrastructures adaptées pour le vie du tennis. Ce patrimoine est constitué de seize courts de tennis (dur et terre battue), des logements, des salles de classe et bien d’autres. « Les infrastructures sont de qualité ici à Oyebog tennis academy. Ça fait plaisir d’évoluer sur les courts», se réjouit Dario Gioffre, un entraîneur de tennis. Dans cette académie, émergent les perles du tennis Camerounais.

À Oyebog tennis academy, des jeunes tels que Delisle Manantsop, Charnelle Fozo, Prince Moukam ont déjà fait honneur au Cameroun à la faveur des tournois à l’étranger. Ils essayent très souvent de dicter la loi du domicile aux jouets étrangers qui affluent à la faveur des tournois Itf. En sept éditions, ces compétitions ont déjà fait courir grand monde. « L’intérêt des joueurs étrangers laisse croire que nous sommes sur la bonne voie », croit savoir Ferdinand Melatagia, superviseur Itf durant la septième édition.

Hommage à Joseph Oyebog

La septième édition du tournoi Itf J30 Douala, est la première qui se joue sans Joseph Oyebog, décédé en mai dernier. L’ancien sparring-partner de soeurs Williams, avait pris l’habitude de regarder jouer les jeunes passionnés de tennis, à qui il prodiguait des conseils au quotidien. Un hommage lui a été rendu au début de la compétition.

Pour les pensionnaires de son académie, le vide est perceptible, mais l’espoir de sa présence demeure. « Nous savons qu’il est là et qu’il est heureux. Chaque fois, je demande aux filles de jouer pour la mémoire de notre père, Joseph Oyebog», révèle Anicet Farade, un des encadreurs de Ota.

Samuel Kleda : « On n’organise pas une élection pour tuer les concitoyens »

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L’archevêque de Douala dénonce les violences enregistrées depuis la proclamation des résultats et souhaite voir prendre fin ces dérives.

Samuel Kleda résume l’élection présidentielle du 12 octobre dernier au Cameroun en dix points. L’archevêque de Douala, dont la réaction était très attendue depuis la proclamation des résultats du scrutin, s’est prononcé enfin sur le sujet. Dans une déclaration de quatre pages lue samedi, 1er novembre 2025 à Douala, Kleda dénonce les violences enregistrées ces derniers jours.

Pour l’archevêque de Douala, « Le Cameroun ne devrait pas être une terre d’affrontements permanents entre le pouvoir et le peuple après chaque élection présidentielle ». Et de poursuivre : « La démocratie ne s’accommode pas des coups de canons, des menaces, des attestations arbitraires, et des intimidations des citoyens qui ont une pensée contraire. On n’organise pas une élection pour tuer les concitoyens. On ne gouverne pas un peuple avec les armes».

Dans sa sortie, Samuel Kleda dresse également un tableau sombre de la situation des Camerounais sur le plan socio-économique, avec un taux de pauvreté évalué à 37,7%, le chômage qui atteint les 74%, parce que 10,1 millions de Camerounais vivent avec moins de 1000 Fcfa par jour. L’immigration clandestine n’est pas en reste. Samuel Kleda révèle que plus de six millions de Camerounais ont pris la route de l’exil.

L’archevêque de Douala croit savoir que « L’apaisement et préservation de la paix et de la stabilité de notre pays aujourd’hui, passent par une prise de conscience collective de ces différentes crises, qui minent notre pays et engendrent la souffrance et la misère des Camerounais et la ferme volonté d’y apporter des solutions appropriées ».

R.I