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lundi, 12 octobre, 2026
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Consultations médicales illégales : La procédure judiciaire suit son cours

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L’affaire des consultations médicales pratiquées par des non-médecins au Cameroun est désormais entre les mains de la justice. S’exprimant le 28 août 2026 à Yaoundé, à l’issue du dernier Conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) sous son mandat, Rodolphe Fonkoua, le président de l’institution a confirmé que la procédure engagée contre une influenceuse camerounaise, connue sous le nom de « Croqueuse de diamant », se poursuit.

Alerté sur les activités de cette dernière, qui proposait des services présentés comme médicaux, l’Ordre avait saisi la justice, estimant qu’il s’agissait d’un exercice illégal de la médecine. L’institution s’est également constituée partie civile dans cette procédure. Une intervention rapide du groupement de gendarmerie du Littoral avait permis l’interpellation des personnes mises en cause.

Depuis, l’intéressée a cessé ses activités et présenté ses excuses à l’Ordre. Une démarche qui ne met toutefois pas fin aux poursuites. « La justice suit son cours et nous attendons l’aboutissement de notre plainte », a indiqué le président de l’Ordre, qui souhaite une sanction « exemplaire » et suffisamment dissuasive.

Sur l’état d’avancement du dossier, le responsable est resté prudent, invoquant le devoir de réserve lié à une affaire en instruction. Il a néanmoins révélé qu’une première audience s’est tenue le 26 août 2026. L’avocat de l’Ordre y a pris part. Cette audience constituait une étape préliminaire, alors que certains prévenus avaient été placés en garde à vue.

Au-delà de cette affaire, l’Onmc entend renforcer la lutte contre toutes les formes d’exercice illégal de la médecine. Pour son président, la santé des populations ne saurait être confiée à des personnes dépourvues de qualification médicale. « On ne peut pas pratiquer la médecine dans une chambre », a-t-il martelé, rappelant que toute manipulation de la santé publique doit relever du contrôle de l’Ordre.

À ce stade, aucune plainte de victimes directes n’aurait encore été enregistrée auprès de l’Ordre. Reste que les responsables expliquent cette absence par le fait que d’éventuelles conséquences de certaines pratiques pourraient apparaître à moyen ou à long terme. L’Ordre entend donc laisser la procédure judiciaire aller à son terme, avec l’espoir qu’elle contribue à dissuader de nouvelles pratiques médicales clandestines.

PRIB

Douala 2e : Denise Fampou, l’ambassadrice de la paix

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Le maire a été désignée « Femme de la paix 2026 » dans sa municipalité, lors de la clôture du tournoi éponyme, le 30 août.

En venant au stade David-Fampou, pour la clôture du Tournoi de la paix 2026, Denise Fampou, le maire de la commune de Douala 2e et organisatrice du tournoi, avait tout imaginé, sauf un détail. L’édile n’attendait pas d’être désignée « Femme de la paix 2026 ». « J’avais proposé quelqu’un d’autre. Alors, j’ai été surprise que le parrain [Jean Stéphane Biatcha, Ndlr] demande à prendre la parole pour présenter la personne que j’ai proposée, mais c’est plutôt moi qu’on a choisie. Je le constate comme vous et je dis merci », se réjouit Denise Fampou.

L’édile a reçu le trophée et l’enveloppe des mains du sous-préfet de l’arrondissement, Stéphane Nke Ndzana, désigné « Homme de la paix 2025 ». Le prix reçu par Denise Fampou récompense sa résilience, sa détermination et la promotion de la paix et du vivre-ensemble dans sa municipalité. Cette distinction honorifique vient comme un baume pour calmer les « douleurs » de la dernière élection présidentielle de 2025. On se rappelle que, quelques jours après le scrutin, l’édile a vu son domicile incendié au quartier New-Bell par des individus non identifiés.

Fille de l’ancien maire de Douala 2e, David Fampou (1987-1996), Denise Fampou est à la tête de l’exécutif communal depuis 2007. Cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), l’édile bénéficie de la confiance des populations de cette municipalité, qui croient en elle et restent convaincues qu’elle fera de Douala 2e la meilleure commune du Cameroun. Elle s’apprête à leur présenter un autre projet l’an prochain, à la faveur des élections législatives et municipales.

PRIB

Douala 2e : Les recettes municipales en nette progression à mi- parcours 

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[ Cameroon Today] Au 30 juin 2026, le bilan présenté jeudi, 27 août, lors de la session extraordinaire du Conseil municipal consacrée à l’évaluation et à l’exécution du budget au 30 juin 2026, ressort une progression significative des recettes municipales, malgré un contexte économique et fiscal encore contraignant.

Adopté à hauteur de 4,990 milliards de Fcfa, selon le maire Denise Fampou, le budget communal enregistre, au 30 juin 2026, 1,896 milliard de Fcfa de recettes émises, contre 1,062 milliard à la même période en 2025. Soit une hausse de 831 millions de Fcfa, qui correspond à une progression de 67,53 %. Ces émissions représentent désormais 37,84 % des prévisions budgétaires, contre seulement 17,64 % un an plus tôt.

La tendance est similaire pour les recettes effectivement recouvrées. Celles-ci atteignent environ 1,891 milliard de Fcfa, contre 1,050 milliard au 30 juin 2025. Le taux de réalisation passe ainsi de 22,46 % à 37,70%, révèle l’édile, qui présidait la session en présence du préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo.

Cette embellie est notamment portée par les recettes d’origine fiscale, qui s’établissent à 614 millions de Fcfa, en hausse de 341 millions Fcfa, soit 127,8 % par rapport à 2025. Les recettes propres connaissent également une forte progression, passant de 302 millions à 1,041 milliard de Fcfa, soit une croissance de 244,7%.

Dans le détail, le produit des centimes additionnels communaux représente 479 millions de Fcfa, tandis que la redevance forestière atteint 22 millions. Le poste des autres recettes fiscales, évalué à 614 millions, est dominé par les impôts et taxes générales, pour 554 millions de Fcfa, en progression de 328 millions, soit 347,7%.

Reste que derrière ces résultats encourageants, l’exécutif communal déplore l’absence de l’allocation générale de fonctionnement attendue de la Communauté urbaine de Douala, dont le versement aurait permis de renforcer davantage les capacités financières de la commune. Pour ce qui est des dépenses, l’exécution budgétaire atteint 1,905 milliard de Fcfa, soit 38,8 % des prévisions, contre 1,910 milliard et 31,72 % à la même période en 2025. À mi-parcours, Douala 2e présente ainsi un bilan financier globalement en hausse, avec une progression de 76,8 % des recettes par rapport au premier semestre 2025.

En saluant cette progression, Sylyac Marie Mvogo, a invité l’exécutif communal à la concentration et à l’union à quelques mois des prochaines échéances électorales. 

PRIB

Les Foulées de Fombélé : Une initiative en hommage au patriarche Leupi Emmanuel

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La première édition de cet événement a eu lieu dimanche, 23 août 2026 dans ce village, situé dans le département du Haut – Nkam, à l’Ouest du Cameroun. 

[ Cameeoun Today] Fombélé, a accueilli, dimanche 23 août 2026, la première édition des « Foulées de Fombélé ». Les fils et filles de cette localité ont répondu présent à la marche sportive projetée, pour rendre hommage au patriarche Leupi Emmanuel, décédé en 2020. 

La marche sportive en question, placée sous le haut patronage de Sa Majesté Chokouadeu Tchuengoue Arnaud, Roi des Fombélé, a eu pour point de départ la concession du défunt. Le foyer culturel de Fombélé en a été le point de chute. Des participants habillés en chasubles prévus par le comité d’organisation, ont sillonné le village. Desiré séances coordonnées d’étirements, et des réjouissances ont meublé la cérémonie. 

Au-delà de l’aspect sportif, les Foulées de Fombélé se présentent comme un moment de mémoire, de rassemblement et de transmission entre générations. Il s’agit, pour les organisateurs de faire du souvenir du patriarche, un « acte en mouvement », qui réunit la population de la localité autour d’un effort collectif et d’un même chemin. « Mon père est parti avec ces mots : «Je vous aime tous, je vous bénis tous». Ces foulées sont notre manière de lui réponde. En marchant ensemble, sur la terre commune, nous voulons garder son souffle présent», fait savoir Alexandre Siewe, fils du patriarche. 

Le patriarche Leupi Emmanuel, est né en 1936. Son cursus scolaire renseigne qu’il a été formé à la Mission protestante de Nkongsamba. Dans sa vie professionnelle, le défunt a été respectivement secrétaire à Fombélé au moment de l’indépendance, garde-civique, maître communal, gardien-chef de prison, puis douanier jusqu’au grade de brigadier.

PRIB

Douala : De retour d’Europe, le préfet Syliac Mvogo réagit à une rumeur 

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[Cameroon Today]  « Il s’agit bien de monsieur Mvogo en chair et en os ». Le préfet du Wouri, Syliac Marie Mvogo, a choisi l’ironie pour répondre, aux rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux, au sujet d’une arrestation supposée en France. 

Prenant la parole à l’occasion de la session ordinaire du conseil municipal de la Commune d’arrondissement de Douala 2e, le chef de terre a tenu à rassurer sur son état et sa liberté de mouvement jeudi, 27 août 2026. « Qu’il me soit avant tout autre propos permis de dire ici, afin que nul n’en ignore, il ne s’agit pas du sosie de monsieur Mvogo. Mais c’est bien monsieur Mvogo en chair et en os », a-t-il lancé devant les conseillers municipaux, avant d’insister : « Il n’a jamais fait l’objet d’aucune détention d’où qu’elle vienne».

Cette sortie intervient quelques jours après une vive polémique. Des publications avaient annoncé l’interpellation du préfet du Wouri à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, certaines évoquant la découverte d’une forte somme d’argent dans ses bagages et allant jusqu’à parler d’une affaire de trafic de devises ou de blanchiment d’argent. Aucune communication officielle des autorités françaises n’est venue confirmer ces accusations. Le préfet, alors présenté comme détenu, avait de son côté démenti catégoriquement. 

Le responsable administratif a soldé cet épisode avec humour. « Évidemment, comme tout responsable, je me considère comme un fumier. Le fumier ne trie pas le genre d’ordure qu’il doit recevoir. Aussi cela n’est nullement outre mesure », a-t-il poursuivi, dans une formule pour le moins surprenante, visiblement destinée à tourner en dérision les attaques dont il dit avoir fait l’objet.

PRIB 

Villes propres 2026: La commune d’Ayos passe son tour d’évaluation

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La municipalité dirigée par le très dynamique Paul Ndongo Biko’o a accueilli les évaluateurs du concours régional le 21 Août 2026. 

[ Cameroon Today] Cette descente sur le terrain a permis à l’exécutif communal de mettre en exposition les efforts récents en matière d’assainissement, d’entretien des voiries, d’embellissement urbain et de gestion durable des déchets, notamment par l’introduction de poubelles écologiques sur les principaux pôles de la ville. Des avancées concrètes, fruit d’une coordination entre services municipaux, acteurs locaux et campagnes de sensibilisation, ont ainsi été mesurées et appréciées.

Ayos est sans contester, une commune qui séduit plus d’un aujourd’hui de part sa beauté et sa propreté. Dès l’entrée de la commune, l’aménagement du paysage est visible, et constitue l’avant-goût d’un environnement sain, convivial et plaisant. Ici et là, la transformation d’Ayos est tangible et force l’admiration : voies dégagées, caniveaux curés, trottoirs moins encombrés. Des améliorations et bien d’autres qui résultent d’un renforcement des tournées de collecte et d’interventions ciblées de désencombrement menées par les services techniques municipaux. 

Tous ces faits n’ont guère échappé au regard très averti des évaluateurs présents sur le terrain le 21 août 2026, avec le patron des lieux, Paul Ndongo Biko’o. De manière concrète, les évaluateurs ont pu toucher du doigt l’action municipale portée sur l’aménagement des espaces publics. Rond‑points végétalisés, placettes réhabilitées, allées plantées et mobilier urbain rénové, structurent désormais plusieurs secteurs de la ville. Ces interventions, modestes mais ciblées, contribuent à rendre l’espace public plus convivial et sécurisé. Les commerçants et usagers rencontrés ont souligné l’impact positif de ces travaux sur l’attractivité des zones commerciales et sur le cadre de vie quotidien.

L’un des faits marquants de cette évaluation a été ledéploiement récent des poubelles écologiques dans des lieux à forte fréquentation : marchés, places publiques, abords d’écoles et points d’accès aux services administratifs. Ces équipements, conçus pour faciliter le tri à la source et réduire les nuisances, sont dotés de compartiments pour les déchets organiques et recyclables. Leur implantation s’accompagne d’un schéma de collecte adapté et de points de regroupement destinés à alimenter de petites unités locales de valorisation organique. 

Autant d’éléments et bien d’autres qui pourront le moment venu, permettre à la commune d’Ayos récemment classée meilleure commune du département du Nyong et Mfoumou de se hisser sur la plus haute marche du podium au niveau régional et confirmer ainsi, l’œuvre herculéenne du maire Paul Ndongo Biko’o.

Pour rappel, ce concours régional villes propres 2026 s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale d’hygiène, salubrité et d’embellissement des villes camerounaises. Les opérations d’évaluation ont démarré le 07 août dernier dans le département du Mfoundi. La dernière étape était Ayos dans le Nyong et Mfoumou. Très attendue, la publication des résultats, prévue, en principe, le 24 août 2026.

Fabien MBARGA(Correspondance particulière) 

Sécurité routière : Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe durcit le ton après l’accident meurtrier de Nomale

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[ Cameroon Today ] Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, va en guerre contre les véhicules mal garés sur les axes routiers. Le ministre des Transports mène une opération spéciale d’enlèvement contre ce désordre. Cette action intervient des jours après l’accident meurtrier survenu à Nomale dans la nuit du 13 au 14 août, dont le bilan a fait état de 16 morts et environ 40 blessés. 

L’opération s’inscrit dans la campagne spéciale de sécurité routière engagée depuis le 25 juin dernier. Son bilan à mi-parcours fait état de 35 accidents enregistrés sur la Route nationale N°3, imputables notamment au stationnement dangereux et à l’usage abusif de véhicules transportant des marchandises diverses ou dangereuses.

Jeudi, 20 août, pour la quatrième journée de l’opération, les équipes du ministère des Transports, sous la responsabilité du chef de brigade, ont procédé à des contrôles sur la RN3. Plusieurs cas de stationnement irrégulier ont été constatés, malgré les campagnes de sensibilisation.

Pour Mongo, chef de brigade, l’objectif dépasse le simple enlèvement des véhicules en infraction : « il s’agit surtout de prévenir de nouveaux drames et de rappeler aux usagers que le stationnement anarchique sur les emprises routières peut avoir de lourdes conséquences».

PRIB

Centre climatique de Dschang: le déclin d’une vocation ?

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Il existe des lieux qui dépassent leur fonction première. Des lieux qui finissent par raconter une ville, une époque, une manière de vivre. Le Centre climatique de Dschang est de ceux-là.

Créé en 1942 et considéré comme le premier village de vacances d’Afrique centrale, il a longtemps été l’un des symboles les plus connus de Dschang et de la région de l’Ouest. Situé à près de 1 500 mètres d’altitude, il a incarné pendant plusieurs décennies l’image d’une ville réputée pour son climat, son hospitalité et sa qualité de vie. En 1966, la République fédérale du Cameroun lui consacre même un timbre postal, signe de sa place dans l’imaginaire touristique national.

Lorsque mes parents décident de m’envoyer à Dschang pour y poursuivre le second cycle de mes études secondaires, je découvre une ville dont j’entends déjà parler depuis longtemps. Comme beaucoup d’enfants originaires de Dschang, je connais le Centre climatique avant même de le voir. Puis vient la rencontre. Pour nous, les jeunes, c’est le lieu des pique-niques, des promenades, des sorties entre amis, parfois des premiers élans du romantisme. Mais c’est aussi bien davantage.

Dans ce vaste domaine arboré dominant les vallées environnantes, avec ses pavillons, ses bungalows et ses jardins, nous découvrons presque sans le savoir qu’une ville peut offrir une certaine qualité de vie. On y vient pour se reposer, se divertir, séjourner ou simplement profiter d’un environnement singulier. Les familles s’y retrouvent. Les visiteurs y font étape. À travers son architecture et son atmosphère paisible, le Centre climatique donne à voir une certaine idée de Dschang. Une ville accueillante. Une ville où l’on respire. Une ville où l’on prend le temps de vivre. Le Centre climatique n’a donc jamais été simplement un complexe touristique. Il était le premier visage de Dschang.

Un pays ne grave pas un lieu sur un timbre par hasard. Il y grave une part de ce qu’il souhaite montrer de lui-même. Pendant des décennies, le Centre climatique raconte ainsi Dschang au Cameroun. Mais il raconte surtout une promesse : celle d’une ville où l’on vient apprendre, respirer, se reposer, grandir.

Cette dernière dimension m’interpelle particulièrement. Avec le recul, je réalise que mes parents ne furent pas les seuls à faire ce choix. Des milliers de familles camerounaises ont confié leurs enfants à Dschang : pour son université, ses établissements secondaires, son climat, son calme ou son environnement. Je comprends alors que ce qui avait été la promesse de mes propres parents était aussi celle de beaucoup d’autres familles. Et c’est peut-être là que réside l’une des vocations les plus profondes de Dschang : être une ville à laquelle les familles confient ce qu’elles ont de plus précieux. Puis, progressivement, cette promesse s’est affaiblie.

Les bâtiments du Centre climatique portent aujourd’hui les marques du temps. Les jardins ont perdu de leur éclat. Le site n’est plus le passage presque obligé qu’il fut autrefois. De nouvelles offres d’hébergement se sont développées dans la ville, heureusement, car la nature a horreur du vide. Le tourisme et les habitudes des visiteurs ont évolué. Peu à peu, le Centre climatique a perdu la place centrale qu’il occupait dans l’expérience touristique de Dschang.

Pourtant, sur les hauteurs de Dschang, le Centre climatique demeure un patrimoine considérable et un potentiel largement sous-exploité. Mais le véritable sujet n’est peut-être pas celui des bâtiments. Ce n’est pas seulement un lieu qui s’efface. C’est un récit. Le Centre climatique est devenu le miroir d’une question plus profonde : lorsque l’on découvre aujourd’hui Dschang, retrouve-t-on encore, avec la même évidence, cette promesse qui faisait autrefois sa réputation ?

Le Centre climatique n’est pas responsable de cette situation. Il en est simplement le symbole le plus visible. Le véritable délabrement n’est peut-être pas celui des murs. Il est celui de l’expérience que ces murs étaient censés offrir. Une ville ne se résume jamais à ses infrastructures. Une ville est une expérience. Elle est faite de ses paysages, de son patrimoine, de sa culture, de ses espaces publics, de son université et de ses habitants. Mais surtout de la manière dont tous ces éléments composent un même récit.

À Dschang, les composantes de cette expérience existent déjà. En quelques minutes, on peut quitter les amphithéâtres de l’Université de Dschang, rejoindre le Musée des Civilisations, longer le lac municipal, traverser le Centre climatique et retrouver les paysages qui font depuis longtemps la réputation de la ville. Peu de villes camerounaises réunissent, dans un espace aussi réduit, autant d’atouts. Pris séparément, ce sont des équipements et des lieux. Pris ensemble, ils racontent une ville. Ils composent ce que l’on pourrait appeler l’expérience Dschang.

Et c’est précisément cette cohérence qui peut devenir l’une des grandes forces de la ville. Car le monde a changé. Les territoires ne se disputent plus seulement les investissements. Ils se disputent aussi les personnes : étudiants, chercheurs, entrepreneurs, touristes, investisseurs et talents dont la présence nourrit à son tour l’activité, l’innovation et le dynamisme économique.

Les villes qui réussissent sont celles qui savent attirer ces énergies, mais aussi leur donner envie de rester, de revenir et de s’attacher au territoire. Dans cette compétition, les infrastructures comptent. Mais elles ne suffisent plus. L’identité elle-même est devenue un avantage compétitif.

Or Dschang possède déjà cet avantage : une université reconnue, un patrimoine culturel remarquable, un climat singulier, un environnement naturel privilégié et une histoire qui lui est propre. Dschang n’a donc pas besoin de s’inventer une nouvelle identité. Il doit retrouver la force, la cohérence et l’ambition de celle qui a longtemps fait sa réputation.

La réhabilitation du Centre climatique figure désormais parmi les projets annoncés par les pouvoirs publics. C’est une opportunité majeure pour redonner vie à un patrimoine dont l’importance dépasse largement sa seule fonction touristique. Mais réhabiliter ne suffira pas. Une fois les bâtiments restaurés, que voulons-nous qu’ils racontent ? Un hôtel rénové ? Ou la renaissance d’un lieu capable de redonner corps à la promesse de Dschang ?

Restaurer un bâtiment est une opération technique. Faire revivre un lieu est un projet de territoire. La question dépasse donc les murs. Elle concerne la place que nous voulons donner au Centre climatique dans le Dschang de demain.

Hébergement, restauration, culture, loisirs, événements, tourisme universitaire, découverte du territoire : le Centre peut redevenir une porte d’entrée vers une expérience plus large de la ville et de sa région. L’enjeu est de passer d’une logique de réhabilitation à une logique de destination.

Cette réflexion dépasse d’ailleurs Dschang. Le Centre climatique constitue aussi un actif pour toute la région de l’Ouest : chaque étudiant, visiteur, chercheur, entrepreneur ou investisseur attiré par Dschang participe au rayonnement régional. C’est pourquoi cette réflexion rejoint naturellement la vision Ouest 2050 récemment développée par le Conseil régional de l’Ouest.

Penser l’avenir d’un territoire ne consiste pas seulement à planifier les infrastructures de demain. C’est aussi savoir préserver et réinventer les lieux capables d’incarner son identité et de porter son attractivité. Le Centre climatique peut être l’un de ces lieux. Mais, au fond, la question dépasse largement le Centre climatique. Elle concerne Dschang lui-même. Quelle promesse voulons-nous que Dschang offre aux générations qui viendront y apprendre, y vivre, y entreprendre, y investir ou simplement y séjourner ?

Car une ville cesse rarement de rayonner simplement parce que ses bâtiments vieillissent. Elle cesse de rayonner lorsqu’elle ne sait plus transformer ce qui la distingue en une raison de venir, de rester et de revenir. Et si la réhabilitation du Centre climatique nous offrait finalement bien davantage que la restauration d’un patrimoine : l’occasion de faire de Dschang, à nouveau, une promesse ?

Charly Tembeng

*Originaire de Dschang et observateur des questions de développement local.

Paru dans Mutations n° 6617 du Lundi 17 août 2026

Fombélé : Une marche sportive pour honorer le patriarche Papa Leupi Emmanuel

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L’événement baptisé « Les foulées de Fombélé » est prévu dimanche, 23 août 2026. 

[ Cameroon Today] Fombélé, village situé dans le département du Haut – Nkam, région de l’Ouest, s’apprête à honorer la mémoire du patriarche Papa Leupi Emmanuel, cette fin de semaine. C’est à la faveur d’une grande marche sportive baptisée « Les Foulées de Fombélé», prévue dimanche, 23 août 2026. 

L’événement rendu à sa première édition, et placé sous le haut patronage de sa majesté Chokouadeu Tchuengoue Arnaud, Roi des Fombélé, vise à rendre hommage au défunt inhumé dans ce village le 22 août 2020. 

Le départ de la grande marche sportive est prévu à 7h. Au-delà de cette activité sportive, l’organisation prévoit d’autres articulations, notamment, une animation culturelle et un bouillon de fraternité. 

PRIB

Grand Prix Chantal Biya 2026 : 90 coureurs issus de 15 équipes annoncés 

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[ Cameroon Today] La 26ᵉ édition du Grand Prix Cycliste International Chantal Biya est prévue du 2 au 6 septembre 2026. Pour cette édition, la Fédération camerounaise de cyclisme, en collaboration avec le ministère des Sports et de l’Éducation physique, annonce un peloton constitué d’environ 90 coureurs issus de 15 équipes et de neuf nationalités.

Dans les détails, la Fecacyclisme parle des formations venues de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et de Slovaquie sont annoncées pour l’Europe. L’Afrique sera représentée par le Rwanda, l’Algérie, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal, le Nigeria et le Bénin. Le Cameroun va aligner, pour sa part, l’équipe nationale et celle de Snh Vélo Club, apprend-on de l’instance.

Ce plateau, s’il est confirmé, constituerait une première depuis 2007, année où 15 équipes avaient pris part à la compétition, avec environ 102 coureurs. À cette occasion, le Néerlandais Peter Van Agtmaal s’était imposé devant le Français Julien Gomet et le Néo-Zélandais Scott Lyttle.

Réuni le 19 août à Yaoundé pour la troisième réunion préparatoire, le président de la Fédération camerounaise de cyclisme, Honoré Yossi, a appelé les différentes commissions à faire preuve de professionnalisme et d’efficacité.

La compétition va se disputer en cinq étapes. Le départ est prévu dans la région de l’Est par une étape inédite entre Motseboum et Messamena. Cette course sera précédée, le 1er septembre, du Grand Prix Cycliste International d’Ongola, entre Bagofit et Bertoua.

PRIB