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lundi, 12 octobre, 2026
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Football – Can 2026 : Le Cameroun domine le Nigeria et se qualifie pour le mondial 2027

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Les Lionnes Indomptables ont battu les Super Falcons (1-0) en quarts de finale dimanche, 9 août à Casablanca. 

[Cameroon Today] Le Cameroun tient son exploit. Les Lionnes Indomptables se sont qualifiées pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2026 après leur victoire historique (1-0) face au Nigeria, dimanche 9 août à Casablanca, au Maroc.

Longtemps dominé par les Super Falcons dans cette compétition, les Lionnes Indomptables ont enfin mis fin à cette série négative, grâce à un but de Maeva Nyadjou, auteur de l’unique but du match à la 19e minute (1-0). La milieu camerounaise a transformé un coup franc et a permis à ses partenaires d’y croire jusqu’à la fin.

Solides défensivement et disciplinées tout au long du match, les Lionnes ont résisté aux assauts nigérians jusqu’au coup de sifflet final. Leur performance collective a été symbolisée par la prestation remarquable de Michaely Bihina, désignée femme du match.

Cette qualification pour le dernier carré marque le retour du Cameroun parmi les meilleures sélections du continent. Surtout que les Lionnes Indomptables n’avaient plus atteint les demi-finales de la CAN féminine depuis l’édition 2018.

Au-delà de l’exploit continental, cette victoire ouvre également les portes de la Coupe du monde féminine 2027. Les Camerounaises retrouvent ainsi le tournoi mondial après leur dernière participation en 2019, confirmant leur retour au premier plan du football féminin africain.

PRIB 

Lettre de la rédaction: Douala subit l’urbanisation 

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[Cameroon Today] Cette semaine, à la suite d’une opération menée par les services techniques de la Mairie de la ville de Douala, le maire de la ville, Roger Mbassa Ndine, a annoncé, non sans regret, que 31 bâtiments présentent des risques pour la sécurité publique. Parmi eux, 19 sont considérés comme présentant un risque imminent d’effondrement, tandis que 12 autres sont classés à risque ordinaire.

Les causes identifiées sont bien connues des spécialistes : non-respect des règles d’urbanisme et des normes de construction, exécution de travaux sans autorisation préalable, utilisation de matériaux inadaptés, modifications non contrôlées de structures existantes, ainsi qu’abandon prolongé de certains ouvrages.

Cette sortie du maire sonne comme un réveil, après de nombreuses alertes lancées par les populations. Mais, elle remet surtout au premier plan la question de l’urbanisation dans la capitale économique, minée par l’incivisme, la spéculation foncière et une certaine tolérance administrative. À Douala, les immeubles poussent parfois comme des champignons, souvent en marge de la réglementation en vigueur. Chacun construit là où il peut — ou là où il veut — en fonction de ses moyens et, parfois, de ses relations.

Les effondrements enregistrés ces derniers mois à Youpwè (Douala II, 2025), Bépanda (Douala V) ou encore Bonamoussadi (Douala V) rappellent que le problème dépasse le simple cadre des accidents isolés. Ils mettent en lumière les limites de la gouvernance urbaine, l’insuffisance des contrôles techniques et l’ineffectivité des sanctions prévues contre les constructions irrégulières.

Pourtant, le Cameroun dispose d’un cadre juridique en matière d’urbanisme. La loi n°2004/003 du 21 avril 2004 régissant l’urbanisme et la loi n°2004/004 fixant les règles applicables à la construction imposent notamment l’obtention d’un permis de bâtir, le respect des documents de planification urbaine, des normes techniques et des règles de sécurité des bâtiments. 

Dans les grandes agglomérations, les collectivités territoriales décentralisées sont également investies de responsabilités en matière de contrôle des constructions et d’aménagement du territoire. Le défi réside donc moins dans l’absence de textes que dans leur application. Reste que les services compétents manquent souvent de moyens humains, techniques et financiers pour assurer un contrôle systématique des chantiers. 

À cela s’ajoutent les occupations anarchiques des sols, les conflits fonciers, la corruption, ainsi que la pression démographique qui pousse une partie de la population à construire rapidement, parfois sans encadrement professionnel. Les images de bâtiments fissurés, de fondations fragilisées ou d’immeubles inachevés ne sont pas seulement le symptôme d’un désordre urbain ; elles traduisent aussi l’absence d’une action véritablement concertée entre les pouvoirs publics, les communes d’arrondissement, les services de l’État, les ingénieurs, les architectes et les urbanistes. 

Au-delà des campagnes de sensibilisation, dont l’impact demeure limité, une collaboration plus étroite entre la Communauté urbaine de Douala, l’Ordre national des architectes du Cameroun, l’Ordre national des ingénieurs de génie civil et les autres corps professionnels apparaît indispensable.

L’alerte lancée cette semaine ne doit donc pas rester un simple constat. Elle devrait marquer le point de départ d’une véritable politique de prévention, avant que d’autres immeubles ne s’effondrent et que d’autres vies ne soient perdues.

PRIB

Douala : 31 bâtiments au bord de l’effondrement

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Le constat a été fait à l’issue d’une campagne de contrôle menée par les services compétents de la Mairie de la ville, dans le cadre de sa politique permanente de prévention des risques urbains.

[Cameroon Today] À Douala, 31 immeubles présentent un risque d’effondrement. Selon la Mairie de la ville qui sonne l’alerte, 19 recensés laissent voir un risque imminent, tandis que 12 autres sont sujets à un risque ordinaire. L’information est contenue dans un communiqué de presse rendu public lundi, 3 août par le maire de la Ville, Roger Mbassa Ndine. 

Roger Mbassa Ndine, fait savoir que le constat a été fait à l’issue d’une récente campagne de contrôle menée par les services compétents de la Mairie, dans le cadre de la politique permanente de prévention des risques urbains. À l’origine, le non-respect des règles d’urbanisme et des normes de construction, l’exécution de travaux sans autorisation préalable, l’utilisation de matériaux inadaptés, la modification non contrôlée de structures existantes ainsi que l’abandon prolongé de certains ouvrages, regrette Roger Mbassa Ndine.

Face à ces dérives, le maire rappelle que toute opération de construction, d’extension, de surélévation, de modification substantielle ou de réhabilitation d’un bâtiment est soumise au respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, en particulier à l’obtention des autorisations d’urbanisme requises.

Des mesures graduées selon le niveau de risque

Conformément à la réglementation municipale relative à la gestion des bâtiments menaçant ruine, les immeubles identifiés feront l’objet de plusieurs mesures administratives et techniques. Celles-ci comprennent la réalisation de constats techniques et d’expertises, la notification des propriétaires ou occupants concernés, ainsi que la mise en œuvre de prescriptions de sécurisation et de confortement lorsque cela est techniquement possible.

Pour les bâtiments présentant un danger immédiat pour les personnes, la mairie prévoit l’évacuation sans délai des occupants, l’apposition de scellés ou de toute autre mesure conservatoire destinée à prévenir les risques.

Les ouvrages déclarés irrécupérables, ou ceux dont les propriétaires n’auront pas exécuté les prescriptions administratives dans les délais impartis, pourront être démolis conformément à la réglementation en vigueur. Cette sortie intervient après l’effondrement mortel d’immeubles dans la cité capitale. 

PRIB

Lettre de la rédaction: Réseaux sociaux, l’urgence d’une éducation aux médias 

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[Cameroon Today] Des réseaux sociaux, tout le monde en parle aujourd’hui. Chacun y va de son commentaire, de son appréciation et de son analyse. Les idées varient d’un utilisateur à un autre. Certains ont du dégoût, d’autres prennent goût après une expérience sur la toile. Dans les faits et gestes, on semble éloigné des idées reçues. Celles qui ont souvent fait croire que la vie sur ces nouveaux médias, ne reflète pas toujours la réalité. Seulement, au Cameroun, les réseaux sociaux sont devenus un melting-pot…un fourre-tout, dont la notoriété s’établit chaque jour, avec une place de choix chez les utilisateurs camerounais. 

Abonnés pour la plupart aux pages des influenceurs, lanceurs d’alerte, leaders politiques, de la société civile, d’opinion, chacun veut y être pour avoir réagir en premier au scoop ou alors partager une image. Sans aucun filtre, les internautes pour la plupart relaient tout, des vérités, des contrevérités et même l’intimité. Sur la toile, ceux qui y sont voient publiés des documents jugés confidentiels, dont l’authenticité reste à confirmer, des photos et vidéos privées , au mépris des règles éthiques et même des dispositions de la loi en vigueur.

La parole est à qui veut la prendre, si bien qu’on peut y parler longtemps sans aucun modérateur, et parfois sans contradiction directe. Rien n’est tabou. Un flux d’info et d’intox pour des utilisateurs pas toujours outillés et avisés. Ce qui laisse libre court aux manipulations et autres désagréments. Pourtant, la tribune des réseaux sociaux, au-delà des premiers clichés, peut aussi servir à des fins positives. Des experts en marketing y voient un canal pour vendre une destination comme le Cameroun, ses atouts touristiques et sa diversité culturelle. 

Reste que c’est un discours qu’il faut construire et vulgariser. Ce travail fait partie de l’éducation aux médias et à l’information (Emi). Peu connue des internautes, l’Emi se présente comme une solution pour responsabiliser l’utilisation des réseaux sociaux et les internautes. Les actions concertées des professionnels de l’Emi, des volontaires, des partenaires, avec un appui des pouvoirs publics, peuvent faire bouger des lignes et réduire des désagréments. Le défi est grand. Il faut déjà faire le premier pas. 

PRIB

Manidem : Installés, Valentin Dongmo et son bureau déjà contestés

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C’est une nouvelle passe d’armes à la tête du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Le nouveau bureau conduit par Valentin Dongmo, présenté à la presse à Douala jeudi, 30 juillet est contesté par Dieudonné Yegba, qui se présente comme le président du parti. 

Dans une réaction rapportée par des confrères de Morena Agency, l’homme politique révèle que « Les seuls documents administratifs actuellement en vigueur sont ceux actualisés en septembre 2021 et enregistrés auprès du Minat». 

Silencieux jusque-là, Dieudonné Yegba, avait également revendiqué sa légitimité à la tête du Manidem, lors de la dernière élection présidentielle au Cameroun. Le dépôt de son dossier de candidature, avait conduit au rejet de celui du parti, par Elecam.

La sortie attribuée à Dieudonné Yegba, fait déjà grand bruit, des semaines après l’inhumation de Anicet Ekane, ancien président du Manidem, avec lequel les rapports étaient tendus. Elle remet sur la place publique, un différend entre les anciens et les membres actuels du parti.

Valentin Dongmo et les membres du bureau politique du parti entendent maintenir « l’Union pour le changement » et œuvrer à la libération des personnes arrêtées après la présidentielle. 

PRIB

Université de Dschang : Une doctorante présente un ovule vaginal expérimental contre la candidose vulvovaginale

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Formulé à partir d’un extrait de clou de girofle, l’alternative thérapeutique issue de la pharmacopée locale, n’est pas destinée à une commercialisation immédiate. 

[ Cameroon Today] À l’Université de Dschang, le jury a reçu les travaux de recherche Gillian Vankwe, sur des solutions contre la candidose vulvovaginale, une infection qui touche trois femmes sur quatre, au-moins une fois dans leur vie, et causée par un champignon appelé Candida. La jeune pharmacienne camerounaise a presenté à la faveur de sa soutenance de thèse de doctorat, un ovule vaginal expérimental baptisé « Vankwezole », formulé à partir d’un extrait de clou de girofle, destiné au traitement des infections à Candida albicans.

Intitulé «Comparative In-Vitro Antifungal Evaluation of Five Medicinal Plants Against Candida albicans and Formulation of a Vaginal Ovule from the Most Active Extract for the Treatment of Vaginal Candidiasis», ce travail de recherche s’inscrit dans une démarche de valorisation des plantes médicinales camerounaises pour répondre à un problème de santé publique largement répandu. Le constat fait par la doctorante, part de l’insuffisance et de l’inefficacité des traitements antifongiques bien que disponibles.

La solution du clou de girofle

Sous la présidence du professeur Michel Noubom, médecin-biologiste et directeur de l’Hôpital régional annexe de Dschang, le jury a évalué le travail conduit en trois étapes. La première phase a consisté à analyser les espèces de Candida impliquées dans les infections vaginales et à mesurer leur sensibilité aux antifongiques couramment utilisés. Les résultats ont confirmé la prédominance de Candida albicans tout en révélant des phénomènes de résistance chez certaines souches.

La deuxième étape a porté sur l’évaluation de cinq plantes médicinales camerounaises. Les chercheurs ont étudié leur activité antifongique, leur composition phytochimique ainsi que leur pouvoir antioxydant. Parmi les espèces testées, Syzygium aromaticum, communément appelé clou de girofle, s’est révélé le plus actif contre les différentes souches de Candida. Ses extraits hydroéthanoliques se sont distingués par leur richesse en composés phénoliques et flavonoïdes, connus pour leurs propriétés biologiques.

La troisième phase du projet a permis de transformer cette découverte en une formulation pharmaceutique. Après plusieurs essais, Gillian Vankwe est parvenue à mettre au point un ovule vaginal intégrant l’extrait actif de Syzygium aromaticum. Les tests réalisés ont montré que cette formulation répond aux exigences physicochimiques de qualité pharmaceutique tout en conservant une activité antifongique in vitro contre les souches étudiées.

Gillian Vankwe, souligne cependant que cette innovation n’est pas destinée à une commercialisation immédiate. Le Vankwezole qu’elle propose devra encore franchir plusieurs étapes, notamment des études précliniques et cliniques complémentaires ainsi que les procédures réglementaires d’homologation, avant d’envisager une éventuelle mise sur le marché.

PRIB

Diffamation : L’Ordre national des médecins du Cameroun saisit René Emmanuel Sadi

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Son président, Dr Rodolphe Fonkoua, exprime son inquiétude face à la diffusion d’informations médicales non vérifiées dans les médias. 

[ Cameroon Today] L’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) alerte sur la désinformation sanitaire dans certains médias. L’organisation a saisi le ministre de la Communication, pour déplorer ce constat, auquel s’ajoutent des campagnes de diffamation visant des professionnels de santé.

Dans une correspondance adressée le 16 juillet, le président de l’Onmc, Dr Rodolphe Fonkoua, demande l’intervention de René Emmanuel Sadi. Le plaignant souhaite que le Mincom, fasse non seulement, un rappel des responsabilités éthiques des organes de presse en matière de vérification des informations sanitaires, mais qu’il prenne aussi des mesures de régulation et de sanction contre les médias impliqués dans la diffusion de fausses informations et de contenus diffamatoires.

Pour l’Onmc la promotion de « pratiques et de remèdes miracles »  peut être assimilée à un exercice illégal de la médecine. « En relayant ces pratiques, ces médias se rendent complices d’une mise en danger de la santé publique et d’une atteinte à l’honneur des médecins », fait savoir son président, qui regrette aussi, la recrudescence d’attaques médiatiques contre le personnel médical.

PRIB

Football – Can féminine 2026 : Après le Mali, le Cameroun défie le Ghana pour la première place du groupe D

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Ce match décisif est prévu pour se jouer dimanche, 2 août. 

[ Cameroon Today] Le Cameroun a démarré la Coupe d’Afrique des nations de football féminin 2026 en victoire. Les Lionnes Indomptables ont lancé leur campagne en s’imposant sur le Mali (2-1). Une victoire qui place Aboudi Onguene et ses coéquipières à égalité de points (3 points) avec le Ghana, dans le groupe D, après le succès des Black Queens contre le Cap-Vert (2-0). 

Portées par une Marie Gisèle Ngah Manga décisive, et désignée Woman of the match, après son doublé, les Camerounaises ont pris leurs marques, et rassurent dans l’ensemble. Ce premier succès leur permet de préparer la prochaine rencontre, contre le Ghana, actuel leader du groupe.

Face au Ghana, les Lionnes Indomptables, en cas de victoire, vont prendre les commandes du groupe D et de faire un pas important vers les quarts de finale. Ce duel face aux Black Queens, promet une confrontation intense.

PRIB

Jeux du Commonwealth 2026 : Emmanuel Eseme crée la surprise et offre l’or au Cameroun

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Le sprinter camerounais s’est imposé en finale du 100 mètres messieurs en 9”83 mardi, 28 juillet à Glasgow. 

[Cameroon Today] Emmanuel Eseme, rugit et entre dans l’histoire des Jeux du Commonwealth. Le sprinteur camerounais détient le record de la compétition à l’épreuve du 100 messieurs (9“83), après un exploit réalisé mardi, 28 juillet sur la piste à Glasgow. En finale de la série, Emmanuel Eseme s’est imposé en 9”83, suffisant pour battre également son propre record national et celui sur le plan personnel. 

Très attendu à e rendez-vous, Emmanuel Eseme, 32 ans, n’a pas déçu. L’homme le plus rapide du Cameroun a répondu présent pour offrir au Cameroun, sa toute première médaille d’or dans cette édition de la compétition. «Un exploit retentissant, une médaille d’or, une fierté nationale. Emmanuel, tu es une légende. Le Cameroun est debout !», commente la Fédération camerounaise d’athlétisme sur sa page Facebook après la course. 

Emmanuel Eseme, reste constant dans les résultats. Le sprinteur qui est passé sous les dix secondes dans cette épreuve avant la compétition, s’en est donné les moyens. Eseme a pris part à au-moins quatre meeting de la Diamond League, notamment à Monaco, Budapest et bien d’autres. Cette prouesse marque un nouveau départ pour l’athlète et l’athlétisme au Cameroun. 

PRIB

Lettre de la rédaction: Ces images valent mille maux

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Des années passent. Le phénomène grandit. Pour les citoyens de sexe masculin et féminin, les faits et gestes ne restent plus seulement dans le cerveau. Pour se rafraîchir la mémoire, ils choisissent pour la plupart d’immortaliser l’instant. Celui qui va rester présent aussi longtemps, pour rappeler le bonheur et ou, le malheur selon les circonstances. Disons-le, c’est leur droit. Chacun est libre de conserver une photo, et ou une vidéo d’un événement heureux ou malheureux. Il n’est interdit à personne d’ouvrir une photo, de la tirer pour en mesurer l’impact ou mieux analyser l’image qui peut valoir mille mots. Il en est de même d’une vidéo.

Au Cameroun, ceux qui immortalisent les instants sont de tous les âges. Même si ces dernières années, les utilisateurs de la pratique, sont des jeunes dont la tranche d’âge est comprise entre 18 et 40 ans. Ils filment et publient le repas, les souliers,  la chambre à coucher, leurs grande et petite tenues, leurs balades, des virées, leurs bureaux, leurs atouts physiques et… même leur intimité. Si la présence des premiers éléments cités sur les réseaux sociaux est relativisée, l’intimité par contre est décriée.

Réprimée par le code pénal, notamment à l’article 265, la pratique prospère pourtant et tend à devenir une doctrine. Des photos et vidéos de jeunes filles nues, et même en plein ébat, sont devenues virales sur les réseaux sociaux, et alimentent la polémique. Elles sont prises avec et parfois sans consentement des personnes qui y figurent. Seulement, la divergence de points de vue fait encore jaser, dans un contexte où le gain facile, trouve un écho favorable chez les jeunes générations exposées.

Tout laisse croire qu’il leur a été dit qu’elles peuvent se faire de l’argent, en clic, en publiant une image, prise à partir d’un téléphone mobile, avec ou sans formation. Les jeunes filles prises au piège en majorité, veulent s’inspirer des aînées, dont le parcours dans l’univers entrepreneurial, se révèle très souvent incohérent. 

Cette option relaie au second plan l’école. Les nouveaux entrepreneurs s’en servent parfois pour combler des espaces vides et ou pour éviter un curriculum vitæ blanc au niveau du cursus scolaire ou de la formation académique ou professionnelle. L’argent, ils le gagnent sans attendre la fin du mois, sans écrire longuement, encore moins présenter un projet. Juste, au bout d’une seule opération.

La dépravation des mœurs prospère, malgré les alertes et même des réactions des pouvoirs publics, dont l’action reste encore pédagogique. Elle semble loin de celle qu’espère le peuple outré par l’impunité. Le peuple attend de voir puni les auteurs de telles pratiques, une fois reconnus coupables. Il attend de voir les autorités s’auto-saisir pour limiter la casse. Il veut voir des parlementaires passer à l’offensive sur le terrain, au-delà des questions orales à l’hémicycle. Les parents ne sont pas en reste. Leur mot est déterminant pour guérir les jeunes de ces maux. 

PRIB