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lundi, 12 octobre, 2026
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Opinion : En Afrique, l’insécurité alimentaire recule pour la première fois depuis dix ans

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L’année dernière, dans l’ensemble de l’Afrique, le nombre de personnes qui doutaient de pouvoir se procurer une nourriture adéquate ou étaient contraintes de réduire la qualité et la quantité de leur nourriture a diminué. Pour la première fois depuis dix ans, la situation en matière d’insécurité alimentaire s’est améliorée à l’échelle du continent. La proportion de la population souffrant de la faim a reculé pour la première fois en près de dix ans, passant de 20,3 pour cent en 2024 à 20 pour cent en 2025. La prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave a reculé de 58,5 à 56,6 pour cent, soit 8,6 millions de personnes de moins. La prévalence de l’insécurité alimentaire grave a également diminué. Les cas de retard de croissance chez les enfants régressent. La faim, qui était en hausse sur le continent depuis 2017, semble même avoir cessé de gagner du terrain.

Ce changement, certes modeste, pourrait constituer un véritable tournant. Après une décennie marquée par une détérioration de la situation, l’Afrique a montré que l’architecture qui sous‑tend la sécurité alimentaire pouvait fonctionner. Pour préserver ces progrès, un deuxième changement de cap sera nécessaire: il faudra aller au-delà de la seule réduction de la faim et mettre l’alimentation nutritive à la portée de chacun. Les investissements dans les institutions, les infrastructures et les marchés, de même que les choix budgétaires, influent sur les prix bien avant que les aliments ne parviennent aux ménages. 

Depuis vingt ans, un petit groupe de pays africains met en place les éléments constitutifs de cette architecture: la recherche agricole et des services de vulgarisation, des réseaux vétérinaires, des routes rurales et des liaisons avec les marchés, ainsi que des organismes statistiques qui mesurent les privations au moyen d’enquêtes auprès des ménages. Ces acquis ont été obtenus alors même qu’il devenait de plus en plus difficile de compter sur les financements extérieurs. L’aide demeure indispensable, en particulier dans les pays touchés par un conflit, où elle permet aux populations de survivre. 

Toutefois, dans le contexte actuel, toutefois, les capacités nationales, des dépenses publiques plus judicieuses et des chaînes d’approvisionnement résilientes revêtent une importance accrue. La manière dont les gouvernements mobiliseront désormais ces instruments pour agir sur le coût d’une alimentation saine déterminera si l’année 2025 ouvre une nouvelle ère de progrès durables ou si elle restera une embellie sans lendemain.

L’Afrique reste confrontée à un défi en matière de sécurité alimentaire plus considérable que celui de toute autre région. Le continent compte 309 millions de personnes souffrant de la faim, soit plus que toute autre région du monde, et, d’ici à 2030, il abritera 56 pour cent de toutes les personnes qui seront encore confrontées à la faim dans le monde. Deux Africains sur trois n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement et cette proportion continue d’augmenter, alors qu’elle diminue dans les autres régions du monde.

Pourtant, ces progrès reposent sur des résultats nationaux obtenus dans la durée. Au cours des deux dernières décennies, le Sénégal a ramené la proportion de sa population souffrant de la faim de 15,8 à 5,3 pour cent. Au Togo, cette proportion est passée de 24,6 à 10,2 pour cent; au Ghana, de 11,1 à 6,4 pour cent; en Côte d’Ivoire, de 17,6 à 11,4 pour cent; au Rwanda, de 31,8 à 22,6 pour cent; et au Mozambique, de 29,2 à 22,3 pour cent, tous ces pays ayant maintenu le cap malgré les crises des prix et la pandémie. Des progrès d’une telle ampleur sont le résultat de politiques publiques et non des conditions météorologiques.

Il sera plus difficile de rendre l’alimentation saine abordable que de faire reculer la faim. L’obstacle réside dans le prix des aliments qui composent une alimentation saine, plutôt que simplement rassasiante: le lait, les œufs, le poisson, la viande, les fruits, les légumes et les légumineuses. Les aliments d’origine animale constituent le groupe d’aliments dont le coût est le plus important en Afrique et 69 pour cent des pays africains figurent, pour cette catégorie, dans le tercile des coûts les plus élevés à l’échelle mondiale, tandis que les féculents de base ne représentent qu’une part relativement faible du coût total d’une alimentation saine. Ces prix se forment maillon après maillon, sous l’effet des maladies animales, de chaînes du froid insuffisantes, de réseaux routiers défaillants, de coûts énergétiques élevés et de marchés locaux peu développés, bien avant que les produits ne parviennent sur les étals. Le prix des aliments de base n’a cessé de baisser, tandis que celui de nombreux aliments parmi les plus importants demeure obstinément élevé.

Les gouvernements africains peuvent financer une grande partie de cette transition en réorientant les subventions qu’ils versent déjà. En Afrique, une subvention générale de 10 pour cent à la production réduit d’environ 4 pour cent le coût d’une alimentation saine, soit à peu près la moitié de ce que la même somme permet d’obtenir en Amérique latine: la question tient donc davantage à l’affectation de ces budgets qu’à leur montant. Si on les oriente vers la santé animale, la sélection et l’aquaculture, les chaînes du froid, les routes rurales et une énergie moins chère, ainsi que vers la recherche sur les fruits, les légumes et les légumineuses indispensables à toute alimentation saine, la structure des coûts qui maintient l’alimentation saine hors de portée pour deux Africains sur trois commencera à évoluer.

Les systèmes africains ne sont pas encore en mesure d’assumer seuls tous les aspects de cet effort. Dans les pays pris au piège de crises alimentaires aiguës, ces mêmes États touchés par les conflits qui tirent les moyennes continentales vers le bas, l’assistance extérieure permet aux populations de survivre. Les services statistiques qui ont permis de rendre visibles les progrès enregistrés cette année dépendent eux aussi de financements aujourd’hui sous pression. Les estimations de 2025 décrivent la situation qui prévalait avant que les réductions opérées cette année ne produisent pleinement leurs effets; il faudra en payer le prix en 2026 et au-delà.

Une seule année de progrès ne suffit pas à établir une tendance, mais elle permet de mieux cerner la tâche à accomplir. Les gouvernements africains ont montré ce que leurs systèmes étaient capables d’accomplir malgré les difficultés. Cette même capacité doit désormais être mobilisée pour agir sur le coût des aliments nutritifs, le seul chiffre qui continue d’évoluer dans la mauvaise direction. La première amélioration enregistrée depuis dix ans est acquise. Il faut désormais la pérenniser.

Máximo Torero *Économiste en chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture*

Lettre de la rédaction: Aux bacheliers 

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Comme chaque année, des cris de joie, l’euphorie et autres célébrations festives ont animé les villes et villages, quelques instants après la disponibilité des résultats officiels de l’examen de baccalauréat session 2026 au Cameroun. Un ouf de soulagement dans les cœurs, qu’importe la mention obtenue. Le zèle soudain observé chez les jeunes, traduit la fin d’un cycle. C’est celui du secondaire, avec son cursus d’une durée de sept ans, pour les élèves brillants, moins pour les apprenants doués, et plus pour ceux qui ont pour une raison ou une autre, ont connu un échec. 

C’est aussi la fin d’un cycle, dont les contraintes, ont souvent fait penser à plusieurs élèves, qu’ils ne sont pas toujours différents de leurs cadets du primaire. Mieux, qu’ils sont «prisonniers» au regard des sanctions prévues par le règlement intérieur de l’établissement en cas d’infractions. En dehors de la tenue, l’apparence physique doit être soignée, de manière naturelle: Tête coiffée sans extravagance; un visage dépourvu de maquillage, et autre artifice pour les filles; pas d’objets précieux, juste une montre-bracelet, et surtout pas de téléphone portable, à l’ère des réseaux sociaux. 

Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’ouvre pour les candidats déclarés admis. Il paraît moins contraignant, à première vue. Mais, en réalité, et en toute honnêteté, il est le plus difficile. Seulement, dans l’euphorie, il est peu aisé de percevoir le fond du cycle supérieur qui accueille les bacheliers. La plupart d’élèves au secondaire se contentent du verrou, quasi-absent dans ce nouveau cycle. Peut-être à raison. 

Au supérieur, on regarde moins l’apparence physique et d’autres détails souvent entendus. Reste que la complexité de ce niveau est ailleurs. Le bachelier doit  savoir ce qu’il va y chercher. En clair, le «bleu» qu’il est, doit savoir dqns quelle université publique ou privée, il va suivre les études? Dans quelle filière souhaite-t-il, s’inscrire ? Comment faire pour présenter le concours d’entrée dans une école spécialisée? la préparation…? 

À ces questions, il faut étudier la faisabilité, les moyens matériels et ou financiers à mobiliser, tenir compte des règles non écrites, et autres réalités. Il faut surtout se lever tôt, être attentif, humble et surtout vigilant pour éviter de tomber dans le piège de la facilité. C’est la première étape.

PRIB

Douala : La ville sous la menace d’immeubles

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Des effondrements deviennent récurrents dans la cité capitale économique, malgré des alertes des populations et des actions menées par la Mairie de la ville. 

À Douala, habiter près d’un immeuble en chantier et ou achevé préoccupe, au regard de la menace qui grandit. L’effondrement d’un R+2 au quartier Bonamoussadi, dans la nuit du 10 au 11 juillet est encore présent dans les esprits. Le drame a fait sept mort, selon un bilan dressé par la Mairie de la ville. Six autres victimes, extraites elles aussi des décombres, reçoivent des soins dans des formations hospitalières, renseigne le maire  de la ville, Roger Mbassa Ndine. 

L’effondrement de l’immeuble à Bonamoussadi dont les causes n’ont pas encore été révélées, s’ajoute à un autre survenu le 3 juin au quartier Bepanda. Il s’agissait d’un immeuble R+3 en construction. Une personne y a trouvé la mort dans cet incident, renseigne Roger Mbassa Ndine, qui déplore le non-respect par le propriétaire de l’édifice, des mesure conservatoires, prises par la Marie de la ville. 

Incivisme et inertie 

Ces deux effondrements enregistrés en l’espace d’un mois dans la ville, remettent sur la table, la question du respect des règles d’urbanisme et de sécurité. Des immeubles continuent de pousser sur des espaces en violation de la réglementation en vigueur. En 2020, la Mairie de la ville, déclarait que sur environ un million d’immeubles érigés à Douala, moins de 100.000 disposaient d’un permis de construire et d’un titre foncier. Soit seulement 10%. 

Dans les quartiers, des campagnes de sensibilisation, de régularisation et de contrôle se multiplient. Des immeubles épinglés très souvent en chantier, ou à l’abandon, reçoivent des marques et même des scellés. Mais rien n’y fait. Les travaux y continuent très souvent sous le regard impuissant des populations. 

PRIB 

Pratique illégale : L’Ordre national des médecins traîne Croqueuse de Diamants en justice 

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L’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) annonce des poursuites judiciaires contre Croqueuse de Diamants, Manuella Nimpa, à l’état civil. Cette organisation professionnelle reproche à la mise en cause, la réalisation d’actes esthétiques invasifs. Il s’agit des injections de body filer en dehors du cadre légal applicable. Apprend-on

Cette sortie de l’Onmc intervient après des videos devenues virales, sur les réseaux sociaux. Sur ces images, on y voit Croqueuse de Diamants et compagnie, tous en blouse, dans une salle préparant une intervention. À cela s’ajoutent les multiples sorties de la «chirurgienne», pour justifier se défendre, dont les propos ont ému la toile. 

La sortie du président de l’Onmc, Rodolphe Fonkoua, faite jeudi, 16 juillet vise aussi , Kingsly Nembo. Le mis en cause qui n’est pas inscrit à l’Onmc, propose des actes médicaux y esthétiques. Affaire à suivre. 

PRIB

Églises clandestines : La fermeture fait jaser sur les réseaux sociaux 

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Des sorties se multiplient pour remettre en cause cette opération décidée par le Minat, Paul Atanga Nji. 

À Yaoundé, les pasteurs et les fidèles des églises de réveil, ont perdu le sommeil. Quelques-uns ont vu leurs temples fermés, après une decision du ministre de l’Administration territoriale, pour des raisons d’irrégularité. Selon, Paul Atanga Nji, 1400 égalises de réveil fonctionnent de manière clandestine dans la région du Centre. Le Minat dit regretter aussi les dérivés enregistrées dans certains lieux de cultes. 

Reste que les videos des descentes inopinée des sous-préfets dans ces lieux de culte, dans le cadre de cette opération, divisent les internautes. Desiré journalistes, politiques et autres citoyens remettent en cause cette méthode. «Au nom et en qualité de quoi, un administrateur peut déterminer où on prie le « vrai » Dieu et où on prie le « faux » Dieu? Et il y en a qui valident cette distraction-abomination! Arrêtez ça !», demande le journaliste Martin Camus Mimb sur sa page Facebook. 

Sur le même réseau social, Anne Féconde Noah, récuse à son tour cette démarche des autorités administratives. «En tant qu’Autorité Administrative, vous avez une mission de régulation, et en l’espèce de régulation des décibels. Les citoyens n’attendent pas de vous  la censure. Le Cameroun ne dispose pas d’une réglementation sur les décibels jusqu’à ce jour, et c’est ça le problème qu’il faut résoudre», écrit la femme politique. 

PRIB

Merveiline Tapi «L’éditeur est un passeur de textes»

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Journaliste, et écrivaine, elle pose un regard sur l’industrie du livre au Cameroun

À quand remonte votre dernière lecture d’un ouvrage ?

Il y a quelques semaines. Il s’agit de « Le Principe dissident », de Patrice Nganang publié en 2005 par les Éditions Interlignes à Yaoundé. C’est un essai politique et un pamphlet dans lequel l’auteur critique le régime en place et réfléchit sur le rôle de l’écrivain dans la société. Comme le décrit un article trouvé en ligne, ce livre est « un pamphlet qui ne se lit pas avec les yeux de la tête » et où l’auteur « roule à contre-courant de la vague des prédateurs de notre pays ». Dans cet essai, Nganang affirme notamment qu’il « n’écrit donc pas pour plaire au roi » et qu’il ne pratique pas « l’écriture de la flagornerie banale ».

Pensez-vous que le livre se lise encore de nos jours au Cameroun ?

Bien que les données disponibles ne permettent pas de quantifier précisément les habitudes de lecture au Cameroun, mon expérience personnelle me donne de croire que les Camerounais sont de véritables passionnés de littérature. Leur principal frein réside toutefois dans un pouvoir d’achat limité, ce qui explique le faible volume d’achats de livres.

Qui peut écrire un livre ?

Ici, on a cette idée reçue que l’écriture est réservée à une élite, à ceux qui ont fait de grandes écoles ou qui portent des cravates. Mais la vérité, c’est qu’écrire, c’est à la portée de tous. Tu peux être enseignant, commerçant, ou même vendeur à la sauvette : si t’as une histoire qui te brûle les lèvres, tu peux l’écrire. Ce qui fait qu’un texte devient littérature, ce n’est pas son genre ou son support, c’est cette étincelle, cette beauté qui te prend aux tripes quand tu le lis. Pas besoin d’être quelqu’un d’important pour ça.

Comment on produit un livre au Cameroun ?

Produire un livre au Cameroun, les grandes étapes sont les mêmes qu’ailleurs. Mais concrètement, un auteur a plusieurs options devant lui.

D’abord, il y a le compte d’éditeur. Vous soumettez votre manuscrit à une maison d’édition. Si le texte est sélectionné, l’éditeur prend en charge tous les frais : fabrication, promotion, diffusion. En retour, vous touchez un pourcentage sur les ventes, généralement entre 8 et 10%. C’est le modèle classique.

Ensuite, il y a le compte d’auteur. Là, c’est vous qui financez tout. L’éditeur devient un prestataire technique : il s’occupe de la mise en page, de l’impression, mais il ne prend aucun risque sur le contenu. L’avantage, c’est que vous gardez tous vos droits et que vous récupérez une part bien plus importante des recettes.

Mais franchement, au Cameroun, ces deux modèles posent souvent problème. Le compte d’éditeur, c’est beau sur le papier, mais dans la réalité, les contrats sont parfois flous et les engagements pas toujours tenus. Le compte d’auteur, lui, demande des moyens que tout le monde n’a pas. C’est pour ça que je préfère une troisième voie : ce que j’appelle le contrat d’accompagnement. C’est une approche que je compte proposer très bientôt avec ma propre maison d’édition. L’idée, c’est d’être vraiment aux côtés de l’auteur, de le soutenir à chaque étape, et pas juste de signer un contrat et de disparaître.

Quelles conditions doit réunir un auteur (débutant) pour voir son œuvre produite sans heurt ?

Pour un auteur qui débute, le rêve, c’est souvent de séduire un éditeur et de décrocher un compte d’éditeur. Mais il faut aussi savoir que l’auto-édition est une option, à condition de bien s’y préparer.

Si vous visez le compte d’éditeur, sachez qu’il n’y a pas de secret : la qualité de votre manuscrit est primordiale. Les maisons d’édition reçoivent des centaines, voire des milliers de textes chaque année. Elles n’ont tout simplement pas le temps de faire un retour personnalisé à chaque auteur déçu. Votre texte doit donc être abouti, bien écrit, et surtout correspondre à ce que recherche la maison que vous visez. Ne négligez pas ce dernier point : chaque éditeur a ses lignes éditoriales, ses goûts, ses collections.

Si vous optez plutôt pour l’auto-édition ou le compte d’auteur, préparez-vous à investir, et pas seulement financièrement. L’écriture, ce n’est que la première étape. Ensuite, il faut penser à la correction, à la mise en page, à la couverture, et surtout à la promotion et à la diffusion. Parce qu’un livre, aussi bon soit-il, s’il n’est pas visible, personne ne le lira. Et ça, c’est un travail de tous les instants.

Sur quels critères principaux édite-t-on un ouvrage ?

C’est simple : il [l’éditeur] regarde la qualité du texte, bien sûr. Mais il regarde aussi si le livre peut se vendre. L’éditeur, c’est un «passeur de textes» Il lit, il évalue, il se demande : «Est-ce que ce projet a ce qu’il faut pour exister, pour toucher des lecteurs, pour vivre ?» Et il ne prend pas cette décision à la légère, parce qu’il met de l’argent dans l’aventure. Il paie la fabrication, la promo, la diffusion. Alors avant de se lancer, il doit être convaincu que le livre en vaut la peine et qu’il y a un public pour l’accueillir.

Sur une échelle de 0 à 20, à quel niveau placez-vous la production littéraire au Cameroun ?

Je ne me sens pas en droit de donner une note, parce que je n’ai tout simplement pas les éléments pour le faire. Les résultats de recherche ne m’ont pas fourni de données qualitatives ou quantitatives sur la production littéraire camerounaise. Alors attribuer un chiffre serait, à mon sens, une erreur et un manque de respect envers les auteurs et les éditeurs qui travaillent dur. Je préfère donc m’abstenir et reconnaître humblement que je ne sais pas.

Les maisons d’édition mettent très souvent au choix de l’auteur, plusieurs types de collaborations. Quelle nuance faites-vous entre le compte auteur, le compte éditeur et l’accompagnement ?

Pour bien comprendre les différentes voies qui s’offrent à un auteur, il faut distinguer trois modèles.

Le compte d’éditeur, c’est le modèle classique. L’éditeur prend tout en charge : fabrication, promotion, diffusion. En échange, vous lui cédez une partie de vos droits, et il vous reverse un pourcentage sur les ventes, généralement entre 8 et 10% . Mais attention, la sélection est très rude. Les maisons reçoivent des milliers de manuscrits, et seuls quelques-uns sont retenus .

Le compte d’auteur, c’est une tout autre logique. Ce n’est pas un contrat d’édition, c’est un contrat de service . Vous payez l’éditeur pour qu’il s’occupe de la mise en page, de l’impression, et parfois de la correction. Vous gardez l’intégralité de vos droits et vous touchez la majeure partie des recettes, mais vous supportez tout le risque financier. L’éditeur, lui, ne sélectionne pas votre texte : il le prend en charge contre rémunération, point barre .

Et puis, il y a l’accompagnement. Ce terme peut sembler flou, mais il désigne une approche plus récente. Concrètement, l’accompagnement éditorial, c’est un suivi personnalisé : on vous aide à affiner votre manuscrit, à améliorer sa structure, à préparer la couverture, à gérer la promotion… tout en vous laissant maître de votre œuvre . C’est une voie qui peut ressembler à une prestation de services, comme dans le compte d’auteur, mais avec une vraie dimension humaine et un engagement sur la durée . Certaines maisons l’associent à des plateformes d’auto-édition qui proposent des services payants pour guider l’auteur pas à pas . L’idée, c’est de ne pas laisser l’auteur seul, tout en lui donnant les clés pour réussir .

Après une carrière d’auteure, mûrie, peut-on être riche financièrement derrière un livre ?

La question revient souvent : peut-on s’enrichir en écrivant ? La réponse est nuancée. Oui, certains auteurs y parviennent, mais ils sont très rares. Pour l’immense majorité des écrivains, les revenus générés par les livres sont loin d’être suffisants pour en vivre confortablement. C’est un métier où le cœur prime sur le portefeuille. Les vrais succès financiers, ceux qui font la une des médias, ne concernent qu’une infime partie des auteurs. Pour les autres, écrire reste un acte de foi, un engagement personnel, bien plus qu’une source de richesse.

Aujourd’hui vous travaillez sur un projet de création de votre maison d’édition. Pouvez-vous revenir sur vos motivations ?

J’ai plusieurs motivations profondes.

D’abord, il y a ce désir d’être un «passeur de textes». Cette envie de dénicher des pépites, de découvrir des auteurs qui ont des choses à dire, et de les aider à être lus. Un peu comme un explorateur qui trouve des trésors cachés et qui veut les partager avec le monde.

Ensuite, il y a un besoin d’indépendance. Je ressens le besoin de sortir des sentiers battus, de créer ma propre espace, avec mes propres couleurs, ma propre ligne éditoriale. Loin des circuits traditionnels qui ignorent souvent les talents locaux.

Et puis, il y a cette ambition plus grande : dynamiser le paysage littéraire camerounais. L’idée que la littérature locale mérite d’être portée, valorisée, rayonnée. Pas seulement pour faire vendre des livres, mais pour participer à une aventure culturelle, pour donner une voix à ceux qui en ont besoin.

À quoi doit s’attendre la communauté littéraire d’ici et d’ailleurs derrière ce projet ?

Ce que la communauté littéraire peut attendre de ce projet, c’est avant tout une bouffée d’air frais dans le paysage éditorial camerounais. Concrètement, voici ce que nous voulons offrir :

Des voix nouvelles : Pas des textes formatés, pas des copier-coller. De vraies histoires, venues de talents locaux, des plumes qui ont des choses à dire et qui méritent d’être entendues.

Un vrai cadre pour les auteurs : Pas juste un contrat qu’on signe et qu’on oublie. Un accompagnement sur mesure, qu’il s’agisse d’un compte d’éditeur où on prend tout en charge, ou d’un compte d’auteur où on vous aide à porter votre projet.

Un rayonnement pour notre littérature : Faire connaître les auteurs camerounais ici, chez nous, mais aussi ailleurs, pour que nos histoires voyagent et qu’on soit fiers de notre culture.

Au fond, c’est simple : un projet éditorial, quand il est porté par des gens qui y croient vraiment, ça peut changer des vies. Pas seulement celles des auteurs, mais toute une culture. Et c’est notre plus grande ambition.

PRIB

Choléra : Alerte dans la région de l’Extrême-Nord

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Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, dit avoir enregistré douze décès le 9 juillet 2026.

Le Choléra revient en force dans la région de l’Extrême-Nord. L’épidémie a dejà fait douze décès dans cette partie du Cameroun, selon le ministère de la Santé publique. Dans un communiqué radio-presse, rendu public le 10 juillet, Manaouda Malachie, dit avoir enregistré 331 cas confirmés au 9 juillet. 

Manaouda Malachie justifie la résurgence du Choléra dans cette région, par sa présence dans les pays voisins du Cameroun. Sur la liste, la République Centrafricaine, le Tchad, la République du Congo et le Nigeria. 

Dans sa communication, le Minsanté révèle que le dispositif de riposte est déjà actif. Le MInsanté fait savoir que des mesures ont déjà prises dans les formations sanitaires. Notamment, le renforcement de la surveillance épidémiologique, dans ces structures, les communautés et même aux points d’entrée, l’investigation des cas suspects, la prise en charge gratuite etc. 

PRIB

Port de Douala : Collision de navires sur le chenal

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L’institution portuaire fait savoir que l’accident n’a causé aucune perte en vie humaine, mais de nombreux dégâts matériels.

Une frayeur sur le chenal du Port autonome de Douala – Bonaberi. Selon le Port autonome de Douala- Bonaberi, il s’agit d’une collision entre le navire MV SEA HONOR, en phase de sortie du port de Douala, et le MV BLACK RHINO qui y entrait dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026 aux environs de 3h du matin. 

Selon les autorités portuaires, l’accident survenu au niveau de la bouée n°20 et dont les causes n’ont pas encore été élucidées, n’a causé aucune perte en vie humaines. Toutefois, d’importants dégâts matériels sont à déplorer. Apprend-on.

Les opérations de libération du chenal ont été menées avec succès, renseigne le Port autonome de Douala -Bonaberi. «La navigation a ainsi pu reprendre dans des conditions normales de sécurité», explique le communiqué rendu public par l’institution portuaire.

PRIB

Mutations : Un nouveau visage dès le 3 août 

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Le directeur de publication du quotidien privé, fait savoir que le média va entrer dans une nouvelle donne.

Mutations va faire sa mue dès le 3 août 2026. Le quotidien à capitaux privés entend proposé à ses lecteurs, un nouveau visage. Georges Alain Boyomo, qui en est le directeur de publication, depuis le 31 mars 2017, parle d’une nouvelle donne, dans laquelle va entrer le journal. «À partir du premier lundi du mois d’août, on aura un nouveau Mutations, nouvelle maquette, un site opérationnel avec une mise à jour de nos reporters et donc, en août, on entre dans la nouvelle donne», a annoncé le journaliste dans le magazine Mediatude Inspire vendredi, 10 juillet. 

Cap sur le digital 

Mutations va prendre un nouveau départ, après celui de 1996. Le média devenu une référence au Cameroun et en Afrique centrale, a célébré le 8 juillet son 30e anniversaire. L’événement meublé par diverses activités, à Yaoundé, a été l’occasion pour le journal devenu une référence, de marquer un arrêt sur le travail abattu, et de se projeter sur l’avenir. Apprend-on des responsables. 

Aujourd’hui, Mutations malgré ses acquis, reconnaît qu’il a encore du chemin. Le journal dit vouloir regarder plus loin et s’arrimer au digital. Son directeur publication, révèle que les médias écrits sur le plan local, à l’exception de Cameroon Tribune, sont en retrait dans ce segment. «Nous allons nous investir dans le chantier du digital, avec la création d’un nouveau site internet, avec une meilleure présence y compris sur les réseaux sociaux», promet Georges Alain Boyomo. 

PRIB

Basketball – Lions Indomptables : L’empreinte de Samir Gbetkom

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Le meneur de 28 ans, est l’une des pièces maîtresses du sélectionneur Alfred Aboya sur le parquet. 

Samir Gbetkom, est forme. Le meneur camerounais n’hésite pas sur le parquet. Il est l’homme à tout faire dans le dispositif de Alfred Aboya, le sélectionneur des Lions Indomptables de basketball du Cameroun. Samir l’a démontré jeudi, 2 juillet, lors du match contre le Cap-Vert (82-72) dans le cadre de la troisième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027. 

Au cours de ce match sur le parquet du gymnase du complexe sportif de Japoma, le Lion Indomptable, auteur d’un match remarquable a enregistré dix points, quatre rebonds et six passes. Des statistiques remarquables, qui traduisent la détermination du natif de Douala, dont l’empreinte est déjà perceptible dans la tanière.

Samir Gbetkom reste constant dans sa progression. Le joueur de l’Orleans Loiret Basket en France (1,91m) ne découvre pas la sélection du Cameroun. Demi-finaliste de l’Afrobasket senior messieurs 2025 en Angola, Samir Gbetkom réalise un de ses rêves, celui de représenter valablement son pays le Cameroun. Il l’a réalisé. 

PRIB