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lundi, 12 octobre, 2026

Consultations médicales illégales : La procédure judiciaire suit son cours

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L’affaire des consultations médicales pratiquées par des non-médecins au Cameroun est désormais entre les mains de la justice. S’exprimant le 28 août 2026 à Yaoundé, à l’issue du dernier Conseil de l’Ordre national des médecins du Cameroun (Onmc) sous son mandat, Rodolphe Fonkoua, le président de l’institution a confirmé que la procédure engagée contre une influenceuse camerounaise, connue sous le nom de « Croqueuse de diamant », se poursuit.

Alerté sur les activités de cette dernière, qui proposait des services présentés comme médicaux, l’Ordre avait saisi la justice, estimant qu’il s’agissait d’un exercice illégal de la médecine. L’institution s’est également constituée partie civile dans cette procédure. Une intervention rapide du groupement de gendarmerie du Littoral avait permis l’interpellation des personnes mises en cause.

Depuis, l’intéressée a cessé ses activités et présenté ses excuses à l’Ordre. Une démarche qui ne met toutefois pas fin aux poursuites. « La justice suit son cours et nous attendons l’aboutissement de notre plainte », a indiqué le président de l’Ordre, qui souhaite une sanction « exemplaire » et suffisamment dissuasive.

Sur l’état d’avancement du dossier, le responsable est resté prudent, invoquant le devoir de réserve lié à une affaire en instruction. Il a néanmoins révélé qu’une première audience s’est tenue le 26 août 2026. L’avocat de l’Ordre y a pris part. Cette audience constituait une étape préliminaire, alors que certains prévenus avaient été placés en garde à vue.

Au-delà de cette affaire, l’Onmc entend renforcer la lutte contre toutes les formes d’exercice illégal de la médecine. Pour son président, la santé des populations ne saurait être confiée à des personnes dépourvues de qualification médicale. « On ne peut pas pratiquer la médecine dans une chambre », a-t-il martelé, rappelant que toute manipulation de la santé publique doit relever du contrôle de l’Ordre.

À ce stade, aucune plainte de victimes directes n’aurait encore été enregistrée auprès de l’Ordre. Reste que les responsables expliquent cette absence par le fait que d’éventuelles conséquences de certaines pratiques pourraient apparaître à moyen ou à long terme. L’Ordre entend donc laisser la procédure judiciaire aller à son terme, avec l’espoir qu’elle contribue à dissuader de nouvelles pratiques médicales clandestines.

PRIB

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