back to top
26 C
Douala
spot_img
mardi, 13 octobre, 2026
Accueil Blog Page 6

Tribune : L’avenir alimentaire de l’Afrique se joue non seulement sur la terre, mais aussi dans ses eaux

0

Partout en Afrique, la demande en aliments aquatiques augmente à mesure que la population croît. Pourtant, l’offre peine à suivre le rythme. Cette situation est importante, car les aliments aquatiques ne constituent pas un produit de niche en Afrique. Ils représentent une source essentielle de nourriture, de moyens d’existence et d’échanges commerciaux.

Selon la dernière édition de The State of World Fisheries and Aquaculture, publiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à Mombasa, au Kenya, les aliments d’origine animale aquatique fournissent 19 pour cent des protéines animales disponibles sur le continent, soit la deuxième contribution la plus élevée au monde parmi les différentes régions. Dans certains pays et communautés, notamment le long des côtes, des fleuves, des rivières et des lacs, cette contribution est encore plus importante.

Pourtant, l’Afrique affiche la plus faible disponibilité par habitant en aliments d’origine animale aquatique au monde, avec 9,1 kg par personne et par an, soit la moitié de la moyenne mondiale. Les pêches de capture durables sont indispensables à une économie bleue durable. Elles représentent 54 pour cent de la production mondiale d’animaux aquatiques, tandis que les pêches continentales nourrissent des millions de personnes. Dans la région des Grands Lacs, les bassins du Niger et du Congo, ainsi que dans d’innombrables écosystèmes d’eau douce, les pêches continentales fournissent une alimentation nutritive et abordable là où les alternatives sont souvent limitées, tout en soutenant des millions d’emplois tout au long de la chaîne de valeur dans les communautés rurales.

Cependant, les pêches de capture à elles seules ne pourront pas répondre aux besoins alimentaires futurs de l’Afrique. Les stocks halieutiques sauvages ont des limites biologiques, et nombre d’entre eux sont déjà soumis à une forte pression. Dans le même temps, la population africaine continue de croître plus rapidement que dans toute autre région du monde. Selon la Fao, la production africaine d’aliments aquatiques devra augmenter de 7 pour cent d’ici à 2050 afin de maintenir les niveaux actuels de disponibilité par habitant. Sans action concertée, la croissance de l’offre ne suivra pas celle de la demande, entraînant une baisse de la disponibilité par habitant et une pression accrue sur les autres systèmes alimentaires.

Aujourd’hui déjà, l’Afrique dépend des importations de produits animaux aquatiques pour répondre à la demande intérieure. Le continent est un importateur net de produits aquatiques en volume (mesuré en poids de produit). Alors que la population augmente et que les prix du poisson restent sous pression, la question de l’accès à des protéines abordables devient de plus en plus urgente. C’est là que l’aquaculture peut apporter une partie de la solution.

L’aquaculture, c’est-à-dire l’élevage de poissons et d’autres animaux aquatiques, est le secteur de production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde, et l’Afrique enregistre le taux de croissance le plus élevé. Depuis 2000, la production aquacole du continent a progressé de près de 8 pour cent par an en moyenne. Malgré cette dynamique, l’Afrique ne représente encore que 2,3 pour cent de la production mondiale d’animaux aquatiques issus de l’aquaculture. Cela illustre l’important potentiel de développement du secteur, qui ne représente actuellement que 18 pour cent de la production totale d’animaux aquatiques du continent.

Des pays comme l’Égypte, le Nigéria, le Ghana, l’Ouganda et la Zambie montrent déjà ce qu’il est possible d’accomplir. À elle seule, l’Égypte produit les deux tiers du poisson d’élevage du continent. Toutefois, en dehors d’un nombre limité de pays, le potentiel du secteur reste largement inexploité. Les petits producteurs, qui constituent l’épine dorsale de la production dans de nombreux pays, continuent de se heurter à des difficultés d’accès aux financements et à l’appui technique nécessaires pour développer leurs activités.

Pour combler cet écart, les gouvernements devront considérer les pêches, l’aquaculture et, plus largement, l’économie océanique comme des secteurs stratégiques étroitement liés à la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la résilience économique, conformément aux ambitions du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (Pddaa). Cela implique d’investir dans la recherche, d’améliorer les systèmes d’approvisionnement en semences et en aliments aquacoles, de renforcer les services de vulgarisation et de mettre en place des cadres politiques favorables à l’investissement du secteur privé. Cela suppose également de renforcer la gestion des pêches continentales et marines, qui demeurent essentielles pour la nutrition, les moyens d’existence et les économies locales à travers le continent.

Mais, l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter la production. L’Afrique a également l’occasion de développer des systèmes alimentaires aquatiques plus inclusifs, plus résilients et plus durables. Le continent dispose encore du temps nécessaire pour éviter certaines des erreurs environnementales observées ailleurs, notamment en favorisant dès le départ des systèmes aquacoles performants fondés sur une utilisation responsable de l’eau, une biosécurité rigoureuse et une meilleure planification spatiale. Les enjeux sont considérables. L’inaction ne ferait qu’accentuer l’écart entre la demande et la disponibilité, accroître la dépendance aux importations et exercer une pression encore plus forte sur des ressources déjà fragilisées. 

À l’inverse, grâce à des politiques adaptées et à des investissements ciblés, les aliments aquatiques pourraient devenir l’un des leviers les plus puissants dont dispose l’Afrique pour lutter contre la malnutrition, créer des emplois et bâtir des systèmes alimentaires plus résilients – une vision portée par le programme et la feuille de route de la Transformation bleue de la Fao. Ce qui provient des océans, des fleuves, des rivières et des lacs contribuera de manière déterminante à l’avenir économique et nutritionnel du continent..

ABEBE Haile-Gabriel, Sous-Directeur général de la Fao et Représentant régional pour l’Afrique, et de Manuel BARANGE, Sous-Directeur général de la Fao et Directeur de la Division des pêches et de l’aquaculture

Précarité alimentaire: Le Cameroun reçoit une «manne» venue de Chine

0

Selon les autorités camerounaises, la donation de riz et de blé d’une valeur estimée à 1.763 milliards Fcfa, sera redistribuée dans cinq régions du pays. 

Le Cameroun a reçu de la Chine, 2510 tonnes de riz et de blé. Dans les détails, il s’agit de 1630 tonnes de riz et 880 tonnes de blé. Les sacs de riz et de blé estimée à 20 millions de Yuan, soit 1.763 milliards Fcfa, ont été remis au ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. C’était au cours d’une cérémonie tenue à Douala jeudi, 18 juin 2026, en présence des représentants de l’ambassadeur de Chine au Cameroun.

Selon Paul Atanga Nji, le don humanitaire, en question sera acheminé dans cinq des dix régions du Cameroun, éprouvées par des crises sécuritaires et des déplacements des populations. Il s’agit des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, de l’Est, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord. La distribution prévue pour débuter ce vendredi, 19 juin est assurée par les équipes de la protection civile du Minat, apprend-on. 

Le pays d’Asie à travers ce geste, dit vouloir accompagner le pays de Paul Biya, non seulement dans l’urgence humanitaire mais aussi dans d’autres projets sociaux. Reste que l’annonce de la remise de ce don humanitaire en faveur des populations du Cameroun en situation de précarité, en avril dernier a alimenté des conversations.

PRIB

René Emmanuel Sadi: « Le chef de l’État est bel et bien à Genève en Suisse, mais ne séjourne nullement dans un quelconque établissement hospitalier»

0

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, dément une affirmation faite ire par Jeune Afrique. Dans une publication en date du 17 juin, le magazine affirme que « le Président de la République, Paul Biya, est pris en charge dans une clinique privée de Genève en Suisse, afin d’y suivre des soins à la suite d’un malaise qu’il aurait eu lors de la fête nationale du 20 mai 2026 ».
Sur le sujet, René Emmanuel Sadi, déclare que « le chef de l’État est bel et bien à Genève en Suisse, mais ne séjourne nullement dans un quelconque établissement hospitalier ». Dans le communiqué du gouvernement qu’il a rendu public jeudi, 18 juin, le porte-parole regrette cette sortie du journal, qui selon lui, porte gravement atteinte aux principes élémentaires du journalisme professionnel. 

René Emmanuel Sadi, va plus loin et fait savoir que bien qu’étant présent en Suisse, le chef de l’État suit avec toute l’attention, les affaires de la République. 

PRIB

Absentéisme : Nalova Lyonga écrit aux «morts »

0

La ministre des Enseignements secondaires leur donne quatorze jours, pour justifier leurs absences entre avril et mai 2026. 

Dix-neuf enseignants relevant du ministère des Enseignement secondaires, doivent se rendre dans ce département ministériel pour justifier des «malentendus», après avoir été déclarés décédés par leurs différentes structures. C’est à l’issue d’un recensement biométrique et physique fait au cours des mois d’avril et mai 2026. 

Dans un communiqué radio rendu public lundi, 15 juin, Pauline Nalova Lyonga, donne quinze jours aux concernés pour se présenter. Dans les détails, il est demandé aux concernés de se munir d’un certificat de vie, d’une pièce d’identification valide, d’une présence effective et d’une fiche de recensement. La liste est constituée en majorité des enseignants affectés dans des lycées. 

La sortie de Pauline Nalova Lyonga survient au moment où la désertion des enseignants dans les établissements scolaires secondaires relevant du public, est massive. En 2025 par exemple, près de 50.000 seigneurs de la craie de ce niveau, ont quitté le Cameroun pour s’installer au Canada, selon les données de l’Institut national de la statistique. 

PRIB

Football : Thomas Libih de retour chez les Lions Indomptables U17

0

Le technicien, champion d’Afrique en 2019, avec la catégorie, a été nommé Entraineur-sélectionneur par la Fecafoot. 

Thomas Libih revient dans la tanière des Lions Indomptables de moins de dix ans, sept ans après l’avoir quittée. Cette année-là, le technicien Camerounais, offrait au cameroun la Coupe d’Afrique des nations de la catégorie, et une participation au mondial. 

Son retour à la tête du staff technique de la selection U17, a été officialisé par la fédération camerounaise. Thomas Libih qui succède à Saidou Alioum, hérite d’une sélection qualifiée pour la Coupe du monde. 

Le Cameroun qui revient dans la compétition prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026 au Qatar, doit faire mieux qu’en 2019. Ce sera le premier chantier de Thomas Libih. 

Football : Vent de changement dans la tanière des Lionnes Indomptables

0

La Fecafoot a annoncé la nomination de Valentine Nguele, au poste d’entraîneur – selectionneure de la catégorie A. 

Valentine Nguele, est la nouvelle Entraineur – selectionneure de la catégorie senior des Lionnes Indomptables. La technicienne, championne du Cameroun avec Fc Ebolowa en 2024, a été nommée à ce poste vendredi, 12 juin. Sa nomination est contenue dqns un communiqué de presse rendu public par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Dans sa communication, l’instance a également procédé à des réajustements. Si Jean Marie Nkoussa, est maintenu au poste d’officier médias de la selection, celui de team manager a été confié à Precile Matip Matip, au détriment de Edjangue Siliki, qui l’occupait jusque-là.   Lipoff Dimitri quant à lui, hérite du poste de coordonnateur de la sélection. 

Le réaménagement fait par la Fecafoot, semblait attendu, surtout que l’instance n’avait nommé aucun technicien jusque-là pour remplacer Jean Baptiste Bisseck, après son limogeage l’an dernier. L’autre raison est liée à la préparation de la Coupe d’Afrique des nations de football féminin 2026, pour laquelle le Cameroun a été repêché.

Valentine Nguele dispose de peu de temps pour préparer la compétition prévue du 25 juillet au 16 août. Il s’agit là de la première épreuve de la technicienne, avant la Can proprement dite. Connue pour sa rigueur, Valentine Nguele, aura son baptême du feu dans les prochains jours en sélection et l’occasion d’y apporter sa touche. 

PRIB

Cyclisme – Tour du Cameroun 2026 : Étape annulée, timidité des Camerounais, la course comme elle va…

0

La compétition n’a pas eu ce jour, suite à l’annulation de la septième étape, en raison du circuit inondé à Limbe. 

La septième étape du Tour cycliste international du Cameroun est annulée. La décision est du président du jury des commissaires de courseen accord avec le comité d’organisation de la compétition . Prévue ce mercredi, 10 juin à Limbe, cette étape n’a pas eu lieu à cause de l’inondation d’une rivière, qui rendue impraticable le contre-la-montre. 

C’est la première étape annulée dans cette édition de la compétition. Les six premières de la course qui ont traversé les villes de Maroua, Garoua, Figuil, Bangangte, Douala, n’ont pas toujours souri aux coureurs camerounais. Les douze coureurs locaux bataillent pour le maillot jaune, actuellement sur les épaules de l’Allemand, Leo Charroi. 

À deux étapes de la fin de la course, le suspense plane. Si Rodrigue Kuere Nounawe, premier à enfiler le maillot jaune, maintient la pression, les chances semblent réduites pour un sursaut d’orgueil camerounais.

Exploitation illégale de l’or : 216 sociétés identifiées dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua

0

Au Cameroun, le ministère des Mines, de l’Industrie et du développement technologique (Minmidt), a identifié 216 sociétés, dans l’exploitation illégale de l’or. Cette activité aurifère qui s’éloigne de la norme est opérée dans les région de l’Est et de l’Adamaoua, apprend-on.

Parmi elles, figurent des sociétés camerounaises et étrangères principalement actives dans l’exploitation artisanale semi-mécanisée de l’or, ainsi que plusieurs opérateurs dont l’identité demeure partiellement inconnue des services de l’État. 

Les infractions relevées certes variées convergent vers un même constat : exploitation sans autorisation, non-respect des obligations environnementales, abandon de sites, déplacement hors des périmètres attribués, ou encore incapacité chronique à atteindre les seuils minimaux de production exigés par la réglementation en vigueur .

L’alerte du Minmidt sur l’exploitation illégale de l’or, est déjà perçue comme un signal positif. Reste qu’elle ne  saurait occulter l’ampleur des dysfonctionnements documentés, ni dispenser l’État d’un suivi rigoureux et transparent des suites données à chaque dossier.

Orange Green City : plus de 500 arbres plantés à Douala pour un avenir plus vert

0

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Orange Cameroun et la Communauté Urbaine de Douala ont organisé une nouvelle édition de l’initiative Green City sur les sites de Bépanda et Bonabéri dans le cadre du programme “ Engage for Change “.

Aux côtés des autorités locales, des collaborateurs volontaires ont participé à la plantation de plus de 500 arbres, en présence d’Elizabeth Tchoungui, Directrice Exécutive RSE du Groupe Orange, de Patrick Benon, Directeur Général d’Orange Cameroun, et de Catherine Reine Mbengon, Directrice Communication Institutionnelle et RSE d’Orange Cameroun.

Une action concrète pour l’environnement

À travers Green City, Orange Cameroun contribue au reverdissement des villes et à la lutte contre les effets du changement climatique, notamment les fortes chaleurs, les inondations et la dégradation des espaces naturels.

Depuis son lancement avec plusieurs municipalités du pays, l’initiative a déjà permis la plantation de plus de 5 000 arbres au Cameroun.

Un engagement durable

BMA25

Cette mobilisation a également été l’occasion de rappeler les engagements environnementaux du Groupe Orange. Au Cameroun, plus de 30 % des sites techniques fonctionnent déjà à l’énergie solaire, avec une ambition de 50 % d’ici 2030.

Orange est également engagé dans le projet CAMERR, l’un des plus importants programmes de restauration de la mangrove au Cameroun. Mené avec l’ONG Planète Urgence et le cabinet SIA, ce projet a déjà permis de reboiser 540 hectares et de planter plus de 1,3 million d’arbres à fin 2025.

À travers Green City et ses autres initiatives environnementales, Orange Cameroun poursuit son ambition de contribuer à la construction d’un avenir plus durable pour les communautés et les générations futures.

Téléphones non dédouanés : Louis Paul Motaze ordonne leur déconnexion du réseau national

0

Louis Paul Motaze ordonne la déconnexion sur le territoire  des téléphones non dédouanés, introduits au Cameroun depuis le 1er avril 2026. 

Dans une correspondance adressée aux opérateurs de téléphonie mobile (Orange Cameroun et Mtn Cameroun), jeudi, 4 juin, le ministre des Finances (Minfi), demande l’application effective du processus de blocage.

Initialement annoncée pour le 25 mai, la mesure avait été reportée afin de permettre aux opérateurs d’adapter leurs systèmes aux nouvelles exigences fiscales. Le délai arrivé à échéance, place à l’action. L’application de cette mesure marque une nouvelle étape dans la lutte contre la fraude douanière et l’élargissement de l’assiette fiscale. Reste que la décision semble ne pas faire l’unanimité. 

PRIB