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mardi, 13 octobre, 2026
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Initiative : Les Mbindis Concerts célèbrent Henri Dikongué, X Maleya et Samy Diko

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Des disques d’or ont été remis à ces grandes voix de la musique camerounaise dimanche, 26 avril à la faveur de la treizième édition de cet événement.

Des honneurs et des présents pour Henri Dikongué, X Maleya et Samy Diko à Douala. Ces grandes voix de la musique camerounaise, ont été célébrés lors de la treizième édition des Mbindis Concerts dimanche, 26 avril. Chacun d’eux a reçu un disque d’or. Des distinctions remises par des figures de la nouvelle génération comme Sandrine Nnanga, Salatiel et Stanley Enow, sous des applaudissements nourris.

Les Mbindis Concerts, ont été conçus par Akiba Agency, l’agence portée par Yvan Ango. La treizième édition de cet événement, soutenue par la Communauté urbaine de Douala, a fait courir grand monde au Noar. L’assistance a eu droit à un après-midi agréable, mêlant musique live, échanges conviviaux et découvertes culturelles. 

Entre performances artistiques et dégustation de mets camerounais soigneusement proposés en buffet, l’événement a offert une immersion totale dans la richesse culturelle locale.

PRIB

Charles Ebune : «Dès janvier 2027, je passe à autre chose»

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Sous ses faux airs de bourgeois, Charles Ebune est une horloge suisse au visage invariablement rieur. En ce samedi marqué à Yaoundé par une météo capricieuse et imprévisible, le journaliste insiste pour qu’on se retrouve afin qu’on déballe ensemble son « sac de voyage ». Il a des choses à raconter après son marathon proverbial dans l’avion du Saint-Père, au Cameroun, en Angola et en Guinée Équatoriale. 

Déjà, à la dernière étape de la première visite papale en Afrique, à Malabo, un bref échange via WhatsApp avec le grand reporter de la CRTV avait déjà fixé et consolidé l’impérieuse nécessité de se parler, une fois à Yaoundé, pour débriefer cette expérience professionnelle inédite. Pour l’Histoire. Pour la jeune génération en quête de repères, par ces temps troublés. 

Le confrère, qui aura 40 ans le 12 juillet prochain, a surtout martelé qu’il ne veut pas de « protocole d’interview ». Il tient à s’exprimer à bâtons rompus. Dans un cadre qui se prête à la décontraction.

Tiré à quatre épingles, costume bleu rayé, chemise d’un blanc immaculé, le tout relevé d’une cravate de couleur rouge impeccablement nouée, chaussures noires bien cirées et chaussettes assorties, Charles Ebune est présent à l’heure dite au lieu-dit. On aurait pu penser que « Monsieur 2000 interviews » sur Globewatch, émission qu’il présente depuis 14 ans sur la CRTV, sacrifiait ainsi à un rendez-vous cathodique. 

À son interlocuteur, dès le premier abord, il déclare, le faciès épanoui, vouloir partager avec lui, au détour de l’accolade, la bénédiction papale. « Prends ta part de grâce du Pape, grand-frère ! », se fend-il. 

La coupe de convivialité est pleine. Le vin est tiré. Il faut le boire !

Vous êtes l’unique journaliste camerounais à avoir été accrédité par le Vatican pour le premier voyage apostolique du Pape Léon XIV en Afrique. Comment s’est effectuée votre sélection?

Je fais partie des tout premiers Camerounais informés d’un potentiel voyage apostolique de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun. Nous sommes en août 2025, lorsque le Nonce apostolique se rend au Palais de l’Unité à l’effet de remettre l’invitation y afférente au président de la République. Après quoi, j’ai été informé que le Pape souhaite venir au Cameroun. Le Directeur général de la Cameroon Radio Television (CRTV) a également été informé afin qu’il commence à se préparer pour la couverture médiatique de cet événement planétaire. 

Étant donné que j’avais déjà interviewé des officiels du Saint-Siège et le Nonce apostolique accrédité au Cameroun, et que j’ai de bonnes relations avec l’Église catholique, le Dg de la CRTV, Charles Ndongo, m’a convié dans son bureau avec mon collègue, Serge Atangana Bisso. Il nous a dit que nous irons au Vatican pour produire des documentaires de circonstance, dans un premier temps, avant d’envisager la couverture proprement dite, dans un second temps.

Je dois relever au passage que la visite du Pape devait avoir lieu avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. C’est le chef de l’État qui a demandé que ce soit différé pour éviter tout soupçon ou accusation d’interférence sur l’agenda politico – électoral au Cameroun. 

En décembre 2025, nous avons tenu la première réunion préparatoire avec les équipes du Vatican. Nous sommes alors mis au parfum de l’accès possible de journalistes, triés sur le volet, dans l’avion du Pape, sous des conditions précises. Fort de cela, le Directeur général de la CRTV décide que le seul journaliste qui fera le périple aux côtés du Pape sera Charles Ebune, pour trois principales raisons : La première, je coche la case du bilinguisme, anglais-français. Deuxièmement, j’ai déjà des entrées au Vatican, ce qui peut s’avérer décisif dans la collecte et le traitement diligents de l’information pendant la visite. Et troisième raison, Charles Ebune est un jeune et cela s’inscrit en droite ligne du septennat des jeunes et des femmes voulu par le président de la République. C’est ainsi que la décision a été prise.

Mais pourquoi n’étiez vous pas à la première étape du voyage du Pape, en Algérie ?

Je ne suis pas de la première étape parce que toutes les conditions de mon accès dans l’avion du Pape n’étaient pas encore remplies. Pour entrer dans l’avion du Pape comme journaliste, dois-je le rappeler, il y avait environ une quarantaine de pièces à fournir. Une lettre de motivation de ton employeur, une lettre qui explique clairement ce que le journaliste demandeur d’accréditation entend accomplir lors de son voyage, le passeport en cours de validité, des photos, le kit de travail, le rapport médical complet du requérant, une caution d’environ 8 millions de FCFA, etc. J’ai rempli toutes ces conditions. La caution a été payée par la CRTV, qui s’est également acquittée de mes frais de mission et de séjour. Les dépenses effectuées par la CRTV pour cette mission culminent à plus de 10 millions de FCFA.

Rendu à ce stade, j’aimerais faire une précision : l’accès des journalistes dans l’avion du Pape n’a rien à voir avec l’accréditation délivrée par le ministère de la Communication du pays hôte. Il s’agit d’une opération gérée exclusivement par le Vatican, précisément le service de presse du Saint-Siège.

Venons-en au cœur de votre mission.

Étiez-vous un journaliste « embarqué » ? En quoi consistait votre travail au quotidien? Y avait-il des orientations qui vous auraient été dictées à l’avance par le service de presse du Vatican ?

Le Vatican ne donne pas d’orientations. C’est votre employeur qui vous donne des orientations de travail. Ces orientations sont essentiellement professionnelles. Ma feuille de mission ou mon cahier de charges c’était de réaliser des reportages et de faire une interview à Sa Sainteté, le Pape Léon XIV. Ce que j’ai fait. Je précise que la tradition veut que l’interview se déroule dans l’avion du Pape, en plein vol.

Parlons donc de cette interview avec le Pape.

Cinq minutes après le décollage de l’avion de Yaoundé en direction de Luanda, en Angola, l’un des porte-paroles du Pape vient me voir à mon siège afin de m’annoncer que pour le trajet Yaoundé-Luanda, je suis le seul journaliste sur près de 70 dans l’avion, qui va poser des questions au Souverain pontife. La raison: je suis l’unique journaliste camerounais à bord de l’aéronef papal et le Pape vient de boucler sa visite apostolique au Cameroun. 

Dès que l’avion se stabilise dans les airs, il me regarde et demande que je quitte mon siège, au milieu de l’avion, pour m’asseoir à l’avant. Environ trois minutes plus tard, le Directeur de la communication du Saint-Siège vient me voir lui aussi. Il me demande si je suis stressé. Souriant, je lui réponds par la négative. Il renchérit que je vais interviewer le Pape et ça peut être source de stress. Je lui rétorque que j’ai l’habitude d’interviewer les chefs d’État et que le Pape est un chef d’État à dimension spéciale. Il esquisse un sourire et se retire. On me ramène ensuite parmi les journalistes, sauf que cette fois-ci, on me fait asseoir seul, au premier rang. Il m’est alors demandé quelles sont les questions que je souhaite poser au Pape. Je réponds deux: la première sur sa propre évaluation de sa visite au Cameroun et la seconde sur les souvenirs qu’il en garde. Une question en français et l’autre en anglais. 

Au moment où je veux faire une manipulation fortuite de mon téléphone, le Pape apparaît devant moi. Et moi de lui dire : « Bonjour Sa Sainteté, j’ai deux questions à vous adresser ». Il acquiesce en toute convivialité. Je pose mes deux questions, comme convenu et le Pape y répond, en toute décontraction. À la fin de l’interview, le Souverain pontife me sert : « Thank you Charles ». L’interview est ensuite publiée par les organes de presse du Vatican et fait le tour du monde.

Je précise qu’il s’est passé quelque chose à la fin de l’interview, qui est, de mon point de vue, insolite et inhabituel. Le Pape a empoigné mon micro, sans doute par inadvertance, ignorant le sien. Or il ne doit pas toucher le micro de l’intervieweur. Même pendant les messes, le Pape ne partage pas son micro avec une autre personne. Il a son micro, à lui tout seul.

Surpris lui aussi, le Directeur de la communication du Saint-Siège va alors s’empresser de récupérer mon micro des mains du Pape et le poser sur la chaise attenante. C’était un moment d’émotion.

Je remercie le chef de l’État, Paul Biya, le Pape Léon XIV, le service de presse du Vatican et, évidemment, le Directeur général de la CRTV, Charles Ndongo, grâce à qui cette expérience professionnelle a été rendue possible.

Comment avez-vous trouvé les messages du Pape, notamment au Cameroun et quel impact peut-on en attendre ?

Le message du Pape doit nécessairement avoir un impact dans le contexte sociopolitique de l’heure au Cameroun. Et pour saisir cet impact, il faut avoir à l’esprit le contexte de l’avènement du Pape Léon XIV. La première préfecture apostolique au Cameroun est créé le 18 mars 1890 par le Pape Léon XIII, qui avait comme projet de société pontifical la défense des travailleurs les plus pauvres, les gouvernés… Et Léon XIV est le successeur idéologique de Léon XIII. Faute de maîtriser cet élément de contexte, il peut s’avérer difficile de saisir le sens et la profondeur du discours que le Pape a tenu au Palais de l’Unité et de ses différents prêches. Son discours ne sera jamais en faveur des gouvernants puisqu’il se positionne comme le Pape des pauvres. Donc lorsque le Pape parle de la nécessaire croisade contre la corruption ou l’oppression, lorsqu’il prône la paix, il faut restituer cela sous le prisme historique que j’ai signalé précédemment.

Autre chose, lorsque le Pape parle de réconciliation comme c’était le cas à Bamenda ou Douala,  il parle de la réconciliation des cœurs, c’est-à-dire le pardon. Pour le cas du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il faut par exemple que les Camerounais acceptent de revivre avec leurs frères qui ont déposé les armes et sont passés par les programmes DDR. Il faut que la réconciliation des cœurs soit possible et effective.

Autrement dit, les messages du Pape n’auront pas l’effet d’un coup de baguette magique…

Tout à fait. Il ne faut pas attendre de miracle spontané. Il faut que chaque acteur continue de jouer son rôle, de bien jouer son rôle pour que le pays fonctionne bien. Il faut que l’État continue d’assurer la sécurité des personnes et des biens.  

Je puis tout de même vous dire autre chose. J’ai été avec le Pape au Cameroun, en Angola et en Guinée Équatoriale. C’est au Cameroun qu’il y a eu la meilleure mobilisation et une grande communion des populations avec le Pape. C’est pour cela que Léon XIV lui-même parle d’un séjour « absolument fantastique » au Cameroun. L’image du rassemblement et du vivre ensemble qui a été enregistrée à Bamenda est sans doute la plus spectaculaire. On a vu l’évêque de Bamenda, l’imam et le modérateur de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC) assis côte à côte et parler le même langage: celui de la paix. Toutes les confessions religieuses ont honoré le Pape. On a vu des victimes du conflit armé s’exprimer, du fond du cœur, devant le Pape. 

Le Saint-Père considère que le Cameroun est un pays de laïcité et de communion entre les religions. Le Pape est extrêmement ému de sa visite au Cameroun. 

La balle est désormais dans le camp des gouvernants, mais aussi des gouvernés. Nous espérons et nous sommes convaincus que le président de la République, qui s’est toujours présenté comme un mendiant de la paix, posera encore des actes souverains, en toute indépendance, pour le bien-être de tous les Camerounais.

Pour conclure cet entretien, c’est quoi la suite pour vous, à titre personnel, après cette interview, cette expérience dans l’avion du Pape ?

Le voyage avec le Pape, c’est la fin de l’Histoire. Comme on dit dans la Bible : Tout est accompli ! Lorsqu’un journaliste qui a déjà réalisé plus de 2000 interviews avec des personnalités de divers horizons dans le monde entier, interviewe le Pape, cela veut dire que tout est accompli. 

Par conséquent, et je l’avais déjà suggéré au Dg de la CRTV, la succession à la tête de l’émission Globewatch doit s’ouvrir. Elle doit être opérée. À partir de janvier 2027, un autre journaliste que j’aurais préparé, à qui j’aurais donné des adresses utiles, doit prendre la présentation de Globewatch. Moi je vais me consacrer à autre chose au sein de la CRTV. Peut-être produire des documentaires, enseigner, partager mes connaissances…De toutes façons, nous ne devons pas laisser le vide. Avec l’accord de ma hiérarchie, je vais préparer quelqu’un d’autre, parce que, personnellement, je ne crois pas à l’éternité.

Entretien paru dans Mutations du 28 avril 2026

Opinion : Les vétérinaires, sentinelles invisibles de notre santé, de notre alimentation et de notre avenir

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Chaque jour, sans toujours en avoir conscience, des millions de camerounais confient leur santé et celle de leurs familles à des professionnels qu’ils rencontrent rarement: les vétérinaires. À l’abattoir, sur les marchés, dans les élevages, aux frontières ou dans les zones les plus reculées du pays, ils œuvrent discrètement pour prévenir les risques sanitaires, protéger les populations et garantir la qualité des aliments. Derrière chaque morceau de viande consommé sans danger, chaque verre de lait sain ou chaque marché approvisionné, se cache le travail rigoureux de ces sentinelles essentielles de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Pourtant, au Cameroun, le rôle des vétérinaires demeure largement méconnu. Trop souvent réduits à l’image de simples soignants d’animaux, ils exercent en réalité un métier désormais au carrefour de la santé publique, de la protection de l’environnement et de la sécurité alimentaire.

Les vétérinaires sont aujourd’hui des acteurs clés des grands enjeux contemporains notamment l’approche Une seule santé (One Health), la sécurité sanitaire des aliments, le bien-être animal et l’éthique, la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, l’accès aux soins en milieu rural, l’adaptation aux changements climatiques et la préservation de la biodiversité. Dans un contexte de crises multidimensionnelles, sous-estimer leur rôle stratégique revient à fragiliser les fondements mêmes du développement durable.

Quand la santé animale conditionne la santé humaine

La santé humaine, animale et environnementale est intrinsèquement liée. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la majorité des maladies infectieuses humaines provient des animaux. Sur les 1 415 maladies infectieuses connues chez l’homme, près de 60 % —soit environ 868 — sont d’origine zoonotique. Des maladies telles que la rage, la grippe aviaire, la brucellose, la tuberculose bovine ou encore Ebola en sont des illustrations frappantes.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que près de 75 % des zoonoses émergentes trouvent leur origine dans la faune sauvage, et que trois maladies infectieuses émergentes sur quatre sont issues du monde animal. Ces chiffres rappellent avec force que la frontière entre santé animale et santé humaine est particulièrement ténue, notamment dans des contextes où la cohabitation entre populations humaines, animaux domestiques et faune sauvage est étroite.

Le vétérinaire est souvent le premier à détecter un signal d’alerte: un foyer inhabituel, unemortalité anormale, un comportement animal suspect. En intervenant à la source, il empêche la maladie de franchir la barrière des espèces. C’est tout le sens de l’approche «Une seule santé», que le Cameroun a progressivement intégrée dans son dispositif institutionnel. Aux côtés du gouvernement, la FAO Cameroun accompagne cette dynamique en participant au renforcement de la coordination entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, afin de prévenir plutôt que de subir les crises sanitaires.

Sécurité alimentaire: la garantie commence avant l’assiette

L’élevage constitue un pilier de l’économie camerounaise et une source essentielle de protéines pour des millions de ménages. Mais une maladie animale peut rapidement se transformer en choc économique: perte brutale des revenus des éleveurs, diminution de l’offre alimentaire, hausse des prix et aggravation de la malnutrition, notamment chez les enfants.

Dans ce contexte, le rôle des vétérinaires est essentiel. Ils préviennent les épizooties, limitent les pertes, accompagnent les bonnes pratiques d’élevage durables et garantissent l’inspection sanitaire des produits d’origine animale. L’estampille vétérinaire n’est pas une formalité: elle est une promesse de sécurité, de confiance et de santé pour le consommateur.

Lorsque les contrôles sont insuffisants ou contournés, les risques sont immédiats: intoxications alimentaires, zoonoses, présence des résidus de médicaments dans les aliments et perte de confiance des consommateurs. La santé publique commence donc bien avant l’hôpital; elle commence à l’étable, au marché et à l’abattoir.

Antibiorésistance: un combat silencieux pour l’avenir

L’usage inapproprié des antibiotiques en élevage constitue aujourd’hui l’une des menaces pour la santé mondiale. Résidus dans les aliments, bactéries résistantes, traitements humains de moins en moins efficaces: sans encadrement vétérinaire, les conséquences sont profondes et durables. Au Cameroun, les vétérinaires sont en première ligne pour promouvoir la prévention plutôt que la surmédication: vaccination, biosécurité, usage raisonné des antimicrobiens, sensibilisation des éleveurs et lutte contre les circuits informels. La FAO Cameroun soutient activement ces efforts, notamment à travers l’implémentation de l’approche One Health et l’appui aux politiques nationales de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

Investir dans les vétérinaires, investir dans la résilience

À l’occasion de la Journée internationale des vétérinaires 2026, le message est sans équivoque:les vétérinaires ne sont pas des acteurs périphériques du développement, mais des piliers de la santé publique, de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale. Aux côtés des autorités nationales et des partenaires, la FAO Cameroun accompagne le renforcement de leurs

capacités, la professionnalisation des services vétérinaires et la promotion de la prévention comme choix stratégique.Les protéger, les reconnaître et investir durablement dans leurs compétences, c’est protéger la vie humaine contre les zoonoses et les pandémies, garantir une alimentation saine et sûre pourtous, sécuriser les moyens de subsistance des éleveurs, renforcer la souveraineté alimentaire et préparer le Cameroun à affronter les crises de demain.

Dr Zéphyrin Fotso Kamnga, Responsable national One Health, FAO Cameroun

Douala : Le Spic Littoral au chevet des orphelins

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Les responsables du Bel, accompagnés de membre du syndicat, leur ont remis des dons matériels samedi, 25 avril. 

Les responsables du Bel, accompagnés de membre du syndicat, leur ont remis des dons matériels samedi, 25 avril. 

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic), de la section Littoral, ont donné du sourire aux orphelins samedi, 25 avril. Les responsables du bureau exécutif régional, qu’accompagnaient d’autres membres, ont rendu visite aux pensionnaires de l’orphelinat La Compassion, dans l’arrondissement de Douala 3e. 

Les mains pleines, les visiteurs du jour, y ont remis d’importants dons matériels. Dans les détails, la donation était constituée de cartons de savon, de sacs de riz, de sucre, de l’huile végétale, des pâtes alimentaires, de la tomate, de jus, des vêtements et bien d’ailleurs, au grand bonheur des responsables de ce foyer d’accueil, qui héberge dix-neuf enfants, dont dix-huit scolarisés.

Cette activité entre dans le cadre de la première édition de semaine du syndicalisme agissant dqns les médias (Ssynam), lancée par le Spic Littoral du 25 au 3 mai. C’est en prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse.

PRIB

Douanes camerounaises: Achille Quentin Dima prend les commandes du secteur de l’Extrême-Nord

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Le promu a pour mission, l’amélioration de la collecte des recettes douanières, le renforcement du dispositif de surveillance et de sécurité, ainsi que la promotion de la gouvernance.

Une nouvelle ère dans le secteur des Douanes de l’Extreme-Nord. L’histoire doit s’écrire désormais avec Achille Quentin Dima, promu chef secteur de cette unité par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, en remplacement de l’Inspecteur principal Eba’a  Efabdene Alain Parfait. 

Le commandant, Achille Quentin Dima, a installé à Maroua cette semaine, au cours d’une cérémonie à Maroua. Il lui a été prescrit, l’amélioration de la collecte des recettes douanières, le renforcement du dispositif de surveillance et de sécurité, ainsi que la promotion de la gouvernance.

Au moment où il prend fonction, le secteur des douanes de l’Extreme- Nord a enregistré au premier trimestre 2026, des recettes qui se situent à 1.359.000.000 Fcfa. Les recettes en question sont passées de 4.737.000.000 Fcfa en 2021 à 5.102.000.000 Fcfa en 2025.

Pour ce qui est du contentieux douanier, le secteur des douanes de l’Extrême-Nord cumulait 364 affaires pour des droits compromis ou éludés de 94.006.855 FCFA et des amendes de 49.021.550 FCFA en 2021 contre 548 affaires pour des droits compromis ou éludés 137.351.907 FCFA et des amendes de 66.680.000 FCFA en 2025, d’après les informations parvenues à notre rédaction. 

C’est donc un nouveau challenge pour Achille Quentin Dima. Le nouveau patron du secteur des douanes de l’Extrême-Nord, entend impulser sa dynamique pour répondre au défis. «Je mesure l’ampleur de la tâche qui m’attend. Je m’inscris dans la continuité des actions de Monsieur Eba’a Efandene Alain Parfait, tout en apportant une nouvelle dynamique pour répondre aux défis du Secteur des Douanes de l’Extrême-Nord», a déclaré le promu. Achille Quentin Dima, avant sa nomination, occupait le poste de chef de la cellule de surveillance. 

R.I

Journée mondiale de la liberté de la presse : Le Spic Littoral lance le syndicalisme agissant dans les médias 

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La section régionale organise du 25 avril au 3 mai 2026, une série d’activités à Douala. 

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) Littoral, va célébrer sa toute première journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai 2026. La section régionale, conduite par son président, Didier Ndengue, prévoit à cet effet, une série d’activités dès le 25 avril, dans le cadre première édition de la Semaine du Syndicalisme Agissant dans les médias (Ssynam). Il est question de renforcer la culture syndicale et de solidarité, renseigne le bureau. 

Dans les détails, ce programme prévoit une remise de don à un orphelinat de la ville de Douala, une descente dans les médias et quelques écoles de formation en journalisme et communication de la capitale économique. À cela s’ajoute un atelier sur le thème : « Souveraineté narrative et traitement de l’information dans les médias en période de médiation».

A en croire Didier Ndengue, cet atelier, organisé en partenariat avec le Think-Do Tank The Okwelians, vise à outiller les participants sur les pratiques de traitement et de diffusion de l’information dans des contextes de médiation, tout en les ancrant dans une réflexion critique sur la construction des récits médiatiques africains.

PRIB

Evelyne Mengue À Koung : «Tout n’était peut-être pas parfait mais la Crtv a mis tout son cœur»

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La directrice du pôle télévision prend la défense de la chaîne à capitaux publics et loue les efforts fournis.

L’incident technique enregistré lors du discours du Pape Léon XIV, au Palais de l’Unité mercredi, 15 avril continent de nourrir la polémique. La Cameroon radio television, pointée du doigt, après le signal interrompu, continue d’essuyer des critiques. 

Des avis que respecté Evelyne Mengue À Koung, sans toutefois les accepter. La directrice centrale du pôle télévision à l’office, a pris la défense du média à capitaux publics et loue les efforts fournis dans le cadre de la retransmission des activités du souverain pontife pendant son séjour au Cameroun. «Nous sommes des soldats de l’info au service de la république, c’est le credo du directeur général de la Crtv. Tout pour la nation. 500 personnels de la Crtv mobilisés depuis 03 jours pour faire vivre aux Camerounais ces moments inédits à différents sites. Un défi technologique aussi d’une production en mobilité et en simultané dans plusieurs villes. Tout n’était peut-être pas parfait mais la Crtv a mis tout son cœur», a déclaré l’éditorialiste. 

Evelyne Mengue À Koung, animait le plateau spécial dédié à cette visite papale sur l’antenne télé, aux côtés de Ben Meno Puffong. Sa sortie intervient après celle de sa hiérarchie . Dans un communiqué rendu public le 16 avril, au lendemain de l’incident, le directeur général de la Crtv, Charles Ndongo, présentait des excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires, et évoquait l’indisponibilité de la fibre optique et une instabilité du réseau internet. 

PRIB

Tennis – Mtn Itf J30 Douala : Victoire de Gloria Temgoua, en simple filles

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Après une première semaine difficile, la Camerounaise a battu la Suissesse, Chloé Wong en finale (7-5;6-2) samedi, 18 avril. 

Gloria Temgoua a fait ce qu’elle dit: Repartir avec le trophée au tournoi Mtn Itf J30 Douala. La joueuse a réalisé cet exploit samedi, 18 avril au tennis club de Douala, à la faveur des finales de la deuxième de la compétition. Opposée à Chloé Wong, qu’elle à déjà affronté sans succès la semaine dernière, la Camerounaise, a pris sa revanche et s’est imposée en deux sets (7-5;6-2).

Dans cette finale, Gloria Temgoua, a misé sur la concentration et la résilience. Pris au piège au premier set, et menée (5-2), la joueuse va rétablir l’équilibre, avant de l’emporter (7-5). Poussée par un public de grand jour, Gloria Temgoua, enchaîne lors du deuxième, et conclut la compétition sur une note positive. « C’était super dur. On m’a dit d’être plus patiente», révèle Gloria Temgoua. 

Seulement, après cette victoire en simple filles, Gloria n’a pu enchaîner en double. La joueuse et son binôme Chloé Wong sont tombées devant la paire Charnelle Fozo – Delisle Manantsop au tie-break (10-6), après un score de parité (3-6; 7-6).

Chez les garçons, l’Ukrainien Martin Hammond, a enchaîné. Vainqueur à l’issue de la première semaine du tournoi, le joueur a battu Aaron David Mefire en deux sets (6-2;6-3). Martin Hammond, a gagné également la finale en double. Son binôme Fabio Gulizzi-Pozzo et lui sont venus à bout de la paire Vladimir Guyo- sionnest – Aaron David Mefire au tie-break (22-20). 

PRIB

Tennis – Mtn J30 Douala : Gloria Temgoua se rapproche du graal

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Qualifiée pour les finales en simple et double filles, la jeune joueuse, est à deux matchs pour un exploit retentissant.

Ce sa samedi, 18 avril est jour des finales du tournoi Mtn Itf J30 Douala sur les courts du tennis club du Douala. C’est une journée décisive pour Gloria Temgoua, dans cette compétition rendue à sa deuxième et dernière semaine. 

Qualifiée pour les finales, la joueuse affronte Chloé Wong, en finale simple filles. Le match a des allures d’une revanche pour la camerounaise, après une première semaine défavorable. Gloria Temgoua, va forcément s’appuyer sur l’astuce qui lui a permis de se défaire de la numéro 1 nationale, Charnelle Fozo, en demi-finales hier en deux sets (6-2; 6-0).

Gloria Temgoua entrevoit une victoire dans cette compétition. En plus de la finale en simple, l’adolescente, va jouer une celle en double. Gloria Temgoua et son binôme, Chloé Wong, vont jouer les camerounaises Charnelle Fozo et Delisle Manantsop. Le match s’annonce lui aussi difficile. 

PROGRAMME DES FINALES GARÇONS 

Finale simple 

Aaron-David MEFIRE (CAN) vs  Martin HAMMOND (UKR)

Finale double 

HAMMOND/GULIZZI-POZZO vs  MEFIRE/GUYOT-SIONNEST

PRIB

Littérature : Guy Bertin Nsigué est confiant pour l’Afrique à la Coupe du monde de football 2026

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Le journaliste vient de publier un livre, dans lequel, il évoque les chances du continent, qui aura pour la première fois de l’histoire, dix pays à ce rendez-vous. 

Guy Bertin Nsigué croit en l’Afrique à la 23e édition de la Coupe du monde de football. Le journaliste dit être convaincu que l’heure a sonné pour le continent, d’aller à la conquête du titre, jamais remporté par une sélection africaine. 

Guy Bertin Nsigué, s’appuie sur la participation de l’Afrique à ce rendez-vous qui est passée de cinq à dix pays. Dans l’ouvrage intitulé : « Le sacre de l’audace. L’Afrique à l’assaut du mondial 2026», qu’il a publié en 2026 aux Éditions Nnâ Maria, l’auteur renforce son analyse avec la prestation de l’Afrique à l’édition 2022 de la compétition. Le continent a atteint l’étape des demi-finales, grâce au Maroc. Une première dans l’histoire.

Dans ce livre de 444 pages, subdivisé en quatre parties et constitué de 47 chapitres, Nsigué, relève cependant, des griefs dont les effets réduisent les chances à ce rendez-vous. Sur la liste, figurent la malgouvernace et l’ingérence politique, à l’origine de non qualification du Cameroun et du Nigeria à ce rendez-vous, prévu au Canada, au Mexique et au États-Unis. 

L’ouvrage été présenté officiellement le 10 avril dernier à Yaoundé. Installée aujourd’hui au Canada, Guy Bertin Nsigue, a fait ses classes dans la presse sportive au Cameroun et couvert plusieurs compétitions internationales de football. 

PRIB